jeudi 4 octobre 2018

moi Gwénaouel Houet et mon procès perdu de la vidéo parodique

« je l’aurais un jour, je l’aurais » pour reprendre une réplique culte d’une pub prononcée par le regretté Marcel Philippot.




Pourtant j’étais quoisiment persuadé de me le faire sur cette procédure. Raté !! 
Et encore de ma faute. Quel imbécile je suis !!!

De qui je parle, me direz-vous ? du gars qui administre le blog d’avranches (des)infos et celui-ci, pardi !!

Si j’avais anticipé au début des années 2000 la puissance d’internet et des blogs je me serais tenu sur mes gardes vis à vis de lui. 
Je n’aurais pas usé de mon pouvoir de nuisance pour saborder le festival anglo-normand Equinox (lire ici) qu’il co-organisait avec l’autre gars David Nicolas qui a pris ma place à la tête de la ville d’Avranches et à l'intercom. 
Je n’aurais pas balancé avec mes proches adjoints (André Bazin et Bruno Delaunay, le père de Tonio, mon ex assistant parlementaire, ...) des mensonges éhontés concernant la construction du Scriptorial - le musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel - auprès des riverains dont fait parti le blogueur (lire ici).
Je ne lui aurais pas interdit de filmer le conseil municipal en mars 2009 qui s’est soldé par un procès que j’ai perdu devant le Tribunal Administratif de Caen (lire ici).
Et je ne parle pas de mon système politique quand j’étais aux affaires et régulièrement dénoncés par le blogueur qu’il qualifiait de Houetisme ou Huetisme, selon, à savoir une méthode d’action basée sur le populisme, le clientélisme, l’opportunisme et le cyclisme (lire ici).
Entre-nous, ce système a fait ses preuves avec succès jusqu’en 2014. Après ce fut la descente aux enfers comme nous le verrons.

Pour revenir à l’histoire.
C’est vrai que le blogueur m’avait fichu la paix pendant deux ans et demi sur ce blog.
Et il a fallu qu’en juin 2016, pour des raisons purement électoralistes (l’approche des élections législatives de juin 2017), je publie sur twitter un message raciste dénoncé par toute la classe politique de gauche comme de droite, par tous les utilisateurs des réseaux sociaux sauf la fachosphère (tiens donc!!) (lire ici) pour que le blogueur se rappelle à moi quelques semaines plus tard.

le tweet en question :



Et de quelle façon !!! 
En juillet 2016, le blog parodique est réactivé avec un post bien sûr parodique accompagné d’une vidéo encore plus parodique [reprenant une séquence du film « La Chute » retraçant les derniers jours d’Adolf Hitler] dans laquelle moi, Tonio, le surnom gentil d’Antoine Delaunay, mon ancien attaché parlementaire et actuel conseiller départemental du canton d’Avranches et d’autres bons amis (par exemple André Bazin et Bruno Delaunay, le père de Tonio) sommes mentionnés ....

C’est vrai que le post et la vidéo sont parodiques et même prémonitoires, puisqu’elle envisage mon échec aux législatives. C’est ce qui s’est passé 11 mois plus tard.
Trop fort le blogueur, mais la guigne quand même. 
J’étais maire d’Avranches, président d’intercommunalité et dépouté. Successivement, de 2014 à 2017 j’ai perdu tous mes mandats. 
La « lose », comme diraient les jeunes.

Je ne suis plus rien aujourd’hui en politique, sinon un simple conseiller municipal et communautaire d’opposition. 
Oui, vraiment, la « lose ».
Pire, je suis retourné à mon premier emploi, fonctionnaire dans une antenne du Ministère de l’agriculture à Rennes. 
Quand je repense aux lois que j’ai voté sur l’agriculture quand j'étais dépouté et qui ont aggravé la situation des paysans (lire ici ou ), ça prête à sourire, non? 

Donc peu de temps après la publication du post et de la vidéo, Tonio et moi avons porté plainte pour diffamation auprès de la gendarmerie. 
A l'époque en catimini, puisqu’elle a été portée à la connaissance du public et donc du blogueur seulement 9 mois plus tard via la presse locale.

En plus, une plainte contre X alors que je savais pertinemment qui en était l’auteur. 
Fatale erreur. 
C'est certain que si j’avais porté plainte directement contre le blogueur, la procédure aurait été beaucoup plus courte, évitant ainsi la prescription, relevée au cours des deux procès que j’ai perdu à cause de ce motif.

Figurez vous, vous allez rire, que les gendarmes ont dû contacter l'entreprise américaine Google, propriétaire de Youtube, le site hébergeur de la vidéo, pour connaître le nom du propriétaire du compte. 
Google a rejeté la demande de la maréchaussée, argumentant que la personne « diffamée » était une personnalité politique nationale et que, de ce fait, elle ne pouvait donner des informations qu’après réquisition du FBI ou du Ministère de la Justice US via l'activation des réseaux diplomatiques franco-américains !!!
Le FBI !!! on se croirait dans une série américaine !!! trop drôle. 
Sauf que ce n’est pas si risible puisque non seulement la procédure auprès de Google a pris des mois aux gendarmes et pour rien. 

C’est quand j’ai informé en mars 2017 les médias locaux de la plainte contre X, que le blogueur a réagi en écrivant au Procureur de la République pour obtenir des infos et que la procédure s’est ainsi accélérée, sinon on serait peut-être encore en train d’attendre la réponse de Google via le FBI, j’hallucine!!  

Aux audiences du tribunal correctionnel de Coutances et à la Cour d’appel de Caen, j’ai fait la pleureuse devant les juges,
disant tout le mal que je pensais du blogueur, qu’il était animé par la haine (j’oublie de dire que j’ai insulté le blogueur de la pire des façons il y a quelques mois à Genêts (photo à droite), lire ici), que les infos relayées par les blogs n’étaient que contre-vérités (mes 13.000€ brut d’indemnités de parlementaire (lire ici), mon cumul des mandats, l’utilisation de ma réserve parlementaire à des fins clientélistes (lire ici), ...), que la vidéo parodique était ignominieuse , bla-bla-bla ...
N’en jetez plus, la coupe est pleine.

Naturellement j’ai bien gardé de mentionner que j’avais consigné, es qualité de dépouté, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 une tribune intitulée « Protégeons la satire, la caricature, l’insolence » qui a été publiée dans le Huffington Post / Le Monde (lire ici).
Pas de chance, le blogueur connaissait cette tribune. Et elle a naturellement été rappelée à l’audience du Tribunal Correctionnel et repris dans leur compte-rendu par la presse régionale.

cf. la Presse de la Manche - 5 février 2018 :




Mais vous l’aurez compris, la protection de la satire, la caricature ou l’insolence s’applique aux autres, pas à moi.
« Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » pour reprendre, en analogie, une expression bien connue.

J’ai perdu les deux procès au pénal mais je suis content.
C'est ce que j'écris dans un communiqué adressé à la presse, histoire de ne pas perdre la face.
Dans Ouest France, en page départementale, du mardi 2 octobre 2018 il est écrit «l’issue donne tout de même « une pleine satisfaction morale » à l’ancien député quant à « la procédure mise en oeuvre ». Le procureur de la République ayant « constaté l’infraction », pour lui « l’essentiel est atteint. »

Mon communiqué de presse c'est un peu la méthode coué. 
Car comment être satisfait d'une procédure qui a conduit les juges à ne pas trancher sur le fond, sur la réalité ou non de la diffamation, en raison d'une prescription.
Et entre-nous ce n’est pas parce que le Procureur de la République constate qu’il y a diffamation, que diffamation il y a. Le procureur ne rend pas la justice, il n'est pas juge.
Tout étudiant en 3ème année de droit le sait, moi qui suis docteur en droit ....  

D’autant, quand je regarde sur Youtube les parodies de la même séquence du film « La Chute » qui concernent des hommes politiques français (Nicolas Sarkozy (voir ici ou  ou ici) , François Hollande (voir ici), Manuel Valls (voir ) ou Emmanuel Macron et l'affaire Benalla (voir ici), sans qu’il y ait eu de plainte en diffamation, je me dis que j'avais peu chance de gagner ce procès sur le fond de l’affaire.
En aucune manière, il n’y a donc diffamation.
« On ne sait jamais, sur un malentendu cela peut marcher », pour reprendre une expression aussi culte dans le film « les Bronzés », que j’ai à la maison en K7 VHS (cf. la séquence).

exemple de vidéo parodique : autour de l'affaire Benalla ...





En tout cas, je ne remercierais jamais assez le Proc’ d’avoir envoyé le blogueur devant la Justice alors que si la procédure avait été bien conduite par le parquet, ma plainte contre X et celle de Tonio auraient dû être classées sans suite en raison de la prescription et donc jamais porté devant les tribunaux.
A-t-il eu peur à l’époque quand j’était dépouté que je fasse un scandale dans les médias et auprès du Ministre de la Justice parce l’affaire aurait été classée sans suite. Allez savoir.
Entre nous, même si cela m'arrange, il faut croire que les tribunaux ne sont pas assez encombrés pour que le Procureur leur envoie cette affaire pour rien.

Dans cette procédure, on ne peut pas dire que j’ai été aidé par Tonio, mon ancien assistant parlementaire quand j’étais dépouté.
Il me doit tout. Sans moi il ne serait rien en politique. C’est moi qui l'ai mis en selle, qui l'ai formé et même formaté. Non sans difficulté, je reconnais. On y reviendra une prochaine fois.
Et quand je lis et relis le PV de gendarmerie de son audition, il dit que la vidéo est « parodique ». 

extrait du PV de l'audition de Tonio :





J’en reviens pas. Il est stupide ou quoi ?
Il se tire une balle dans le pied et affaiblit notre plainte en diffamation.
Et si c’était tout. Après avoir perdu en première instance, il oublie de faire un recours auprès de la Cour d’appel de Caen, me laissant y aller tout seul. 
C’est ce que je dis aux juges en avril lors de l’audience qui a renvoyé la plaidoirie en juin. 
Quelle tête en l’air, ce Tonio !

Je pensais ainsi prendre ma revanche contre le blogueur, gagner ce procès les doigts dans le nez, le faire condamner à 10.000€ de dommages et intérêts (c’est ce que j’ai demandé aux juges, tant qu’à faire) et faire retirer la vidéo humoristique d’internet.
Perdu, perdu et perdu.

« Y'a pas de justice !!! » pour reprendre le sketch éponyme de Fernand Raynaud (regarder ici) mais promis, comme au poker, je vais me refaire.
Si c’est pas contre le blogueur, ce sera contre le krypto gauchiste bo.bo, ex emploi jeune à la ville d’Avranches et actuel maire de la ville et président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie David Nicolas lors des prochaines élections municipales à Avranches et communautaires en 2020.

Pour ce faire, je compte sur vous.
votre dévoué Gwénaouel Houet



Guénhaël Huet

dimanche 1 avril 2018

moi, Gwenaouel Houet, je me relance en politique à Avranches - 1er avril 2018


Je ne sais pas pourquoi, je sens quoisiment que la mauvaise passe est derrière moi.
Parce que depuis 2010, comme à la roulette au casino, rien ne va plus.


J'étais dépouté, maire d'Avranches et président d'intercommunalité et aujourd'hui je ne suis plus rien.
Sinon un simple conseiller municipal et élu communautaire d'opposition.
Je suis redevenu un fonctionnaire après avoir réintégré mon ancienne administration : le ministère de l'Agriculture.
Un « loser », comme ils disent les jeunes !!!

La chronologie.
En avril 2010, je perds le procès contre François Groualle, le blogueur d'avranches (dés)infos qui m'a attaqué au Tribunal Administratif de Caen pour lui avoir, en complète illégalité, interdit de filmer mon conseil municipal en 2009 (lire ici).
la vidéo de la séquence (MAJ 04-03-2018 - 23h00) :


Aux élections municipales de mars 2014, je perds ma mairie d'Avranches contre le krypto-gauchiste David Nicolas, un ancien emploi-jeune de la ville et bleu en politique (photo à droite).

En décembre 2016, président de la communauté de communes d'Avranches Mont-Saint-Michel, je renonce à me présenter à l'élection pour la présidence de la future Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, trop peur de me ramasser et me faire humilier. Un mauvais signal à quelques mois des élections législatives de juin 2017.
Pour la petite histoire, j'ai envoyé Catherine Bunaud-Rhyn au charbon ; pas de chance, elle s'est gamelée à quelques voix près face au gars Nicolas.


En juin 2017, «jamais deux sans trois», je perds mon troisième mandat électif : dépouté de la deuxième circonscription de la Manche.
Pourtant j'avais blindé ma (pré)campagne électorale : un tweet polémique raciste en juin 2016 pour me mettre dans la poche les électeurs de l'extrême-droite (lire ici), une campagne sur la défense des barrages sur la Sélune, l'achat de "like" et d'abonnés sur mes comptes facebook et twitter (lire ici) et du phoning intensif auprès des électeurs et électrices de la circo.
Rien n'y a fait, au deuxième tour, je suis battu par le macroniste Bertrand Sorre.

En aparté, comment un homme politique de droite (Les Républicains), sur une terre de droite, comment j'ai pu perdre toutes ces élections.
Je ne comprends pas encore.
Peut-être le manque de maturité politique des électeurs et électrices du soud Manche?

Et la série noire n'est pas terminée. Elle s'est poursuivie avec la décision du Tribunal Correctionnel de Coutances qui, en février dernier, a prescrit la procédure concernant l'affaire dite de la vidéo parodique d'Hitler.
Pour mémoire, j'avais porté plainte contre X en juillet 2016, même si je savais qui en était l'auteur.
Et au final le procès est perdu.
Y a pas de justice!!!
Entre-nous, en tant que dépouté, si j'avais pas voté les lois qui ont réduit le budget et le nombre de personnel de la justice, cette dernière serait certainement plus efficace et plus juste.
Je suis en quelques sorte «l'arroseur-arrosé».

« Touchant le fond, on ne peut que remonter » comme on dit.
Et deux récentes séquences me donnent l'impression que la scoumoune est derrière moi, que tout est possible, notamment la possibilité de me relancer en politique.



La première est le classement sans suite par les services du Procureur de la République de Coutances d'une plainte pour injure et diffamation déposée à mon encontre.
Les faits. Début mars, à Genêts, lors d'une manifestation de soutien à une bergerie menacée de destruction, j'avais interpellé avec des propos fort peu courtois l'administrateur du blog avranches (dés)infos présent lui-aussi sur les lieux.


Je ne sais pas pourquoi quand je vois «le petit chauve qui se prend pour un grand journaliste», comme je l'ai écrit sur mon journal Facebook en novembre 2016 (image à droite), mon sang bout et je perds mes moyens.

Sur Facebook je reconnais qu' «une discussion vive a eu lieu» mais ne comptait pas sur moi pour confirmer mes propos rapportés par le blogueur : « Goering, ministre de l'information d'Hitler », « abruti », « connard », « casse-toi pauvr' mec », ... (lire ici)

Heureusement pour moi, entendus par la Gendarmerie, mes ami(e)s  présents et témoins de la scène sont restés évasifs, à savoir Catherine Brunaud-Rhyn, maire de Genêts, vice-présidente du Conseil Départemental de la Manche et Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie et ma colistière aux élections législatives de juin 2016 (cf. photo à droite), John Kaniowski, président de l'association des amis du barrages que j'ai soutenu activement et André Bazin, mon fidèle premier adjoint quand j'étais maire d'Avranches.

Avec deux versions différentes, le Parquet de Coutances ne pouvait que classer sans suite la plainte du blogueur diffamé et injurié.
Je reconnais que j'ai eu chaud. Cette histoire aurait pu briser définitivement tout come-back en politique.
Je ne remercierais jamais assez mes ami(e)s de ne pas avoir corroboré les dires du blogueur devant les gendarmes.

La seconde est le récent fait divers qui a ému la France entière, à savoir la mort du gendarme Arnaud Beltrame suite à la prise d'otage à Trèbes, près de Carcassonne, par un illuminé islamiste se réclamant de Daech.
Arnaud Beltrame je l'ai bien connu quand il était commandant de compagnie à Avranches entre 2010 et 2014.
J'étais moi-même dépouté-maire et eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre de mes fonctions et de cérémonies officielles.
J'avais dû m'entretenir avec lui quand j'ai pris la décision en septembre 2011 d'installer un système de caméras de vidéosurveillance à Avranches, alors que rien ne le justifiait. 
Mais à l'époque il fallait faire plaisir au président Nicolas Sarkozy et à sa politique sécuritaire. (lire ici)
Et puis je le croisais régulièrement lors des cérémonies patriotiques du 8 mai, 11 novembre, ...

Après le décès tragique d'Arnaud Beltrame, les médias se sont emparés du passé du héros-martyr.
A cette occasion, j'ai été interviewé notamment par le quotidien Ouest-France et la télévision régionale France 3 Normandie.
extraits
Ouest-France, samedi 24 mars 2018 (lire ici):
« La voix tremblotante, Guénhaël Huet, ancien député de la Manche et président de la communauté de communes d'Avranches-Mont-Saint-Michel, raconte un homme « qui n’a peur de rien, qui va à l’affrontement, qui est présent ». A Avranches, le gendarme avait mis en place des patrouilles de proximité en ville. « C’est quelqu’un qui avait un très fort sens du devoir»

France 3 Normandie, samedi 24 mars 2018 (lire ici):



Les jours suivants, les avranchinais qui m'avaient oublié depuis mes défaites successives m'ont interpellé « dis, Gwénaouel, on t'a vu à la télé l'autr' soir! ».
J'étais trop ravi de revenir au premier plan.

Et puis il y en a qui se plaignent de la politique municipale et de l'"autoritarisme» du maire d'Avranches : la verbalisation des automobilistes sur les zones bleues dans le centre-ville, ...

Et je me dis, « Gwénaouel, t'es pas fini. Tu peux te refaire en politique, comme au poker. »
Ma décision est prise, je me présenterais aux prochaines élections municipales en 2020.
Après des mois de silence et d'oubli volontaire, on me reverra dans le bourg.
Je vais rencontrer les avranchinais.es, dire tout le mal que je pense de la politique bo.bo de l'actuelle municipalité et recruter mes futurs colistiers.

venez me rejoindre, je compte sur vous
votre dévoué Gwénaouel




mercredi 31 mai 2017

moi Gwénaouel Houet en campagne pour les législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le soud Manche : les dossiers nationaux

Après «un dépouté vrai pour le soud Manche», en 2007 (lire ici)
Après «le dépouté de tous», en 2012 (lire ici)
Le slogan de ma campagne des législatives des dimanche 11 et 18 juin 2017 sera «conviction et fidélité» (lire ici).
J'ai passé des semaines à trouver cette phrase choc qui ne veut rien dire. Mais bon ça pète bien, comme ils disent les jeunes.

C'est toujours mieux que «duplicité ou sincérité» que me proposait Tonio en référence à mon tweet polémique de juin 2016 (lire ici).
Tonio vous savez c'est le surnom gentil d'Antoine, mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches et le fils de Bruno, mon ancien adjoint aux finances quand j'étais maire d'Avranches et toujours prêt à me signer des attestations de complaisances lors du procès de la caméra interdite en conseil municipal (lire ici).

«C'était pour rire!!» me dit Tonio.
«Des blagues toutes pourries comme celles-là tu les gardes pour toi si tu ne veux pas finir à Pôle emploi» lui répondis-je aussi sec.
Poursuivant «tu sais Tonio, sans moi tu ne serais rien en politique», ...  «je t'ai formé et mis en selle». 
«Mais attention mon bonhomme, ce que je peux faire, je peux défaire ...»
Ca calme ...
Y a des fois, il faut quand même montrer qui c'est le chef, non mais sans blague.

Après le précédent billet sur quelques aspects de mes interventions sur les dossiers locaux tels la déviation "est" d'Avranches qui ne se fera jamais ou sur l'arasement des barrages sur la Sélune dont l'issue est scellée d'avance mais dont les atermoiement dont je suis à l'origine feront qu'il n'y aura plus de financement pour revitaliser la vallée de la Sélune une fois les barrages effacés.

Quelque part je m'en fous quoisiment.
Après mon troisième mandat de dépouté, je serais en retraite  si je veux et pourrais retourner dans le Morbihan, ma Bretagne natale.
¶J'irai revoir ma Bretagne, c'est le pays qui m'a donné le jour ... ¶ vraiment nulle cette chanson normande revisitée. 
Elle ne vaut pas «Loqmariaquer» d'Alain Chanfort. Tiens ça me fait penser qu'il faudrait que je retrouve la K7.

Que la vallée de la Sélune devienne une friche après la destruction des barrages, ce sera le cadet de mes soucis quand je serais en train de siroter un pastis dans un troquet en terrasse face au golfe du Morbihan. 
A la santé des imbéciles qui auront voté pour moi!!!

Je cause, je cause, mais je suis en campagne pour ma réélection pour un troisième mandat, le dernier si Macron fait passer son texte sur la moralisation de la vie politique en France.
Le con lui aussi. 
Donc je ne pourrais plus me présenter une quatrième fois pour être dépouté, ni embaucher des membres de ma famille comme ma belle-fille. N'importe quoi!
Si en tant que dépouté-employeur je ne peux plus embaucher qui je veux, autant revenir au communisme, non? 

Bon après avoir abordé quelques aspects des dossiers locaux, place aux dossiers nationaux auxquels j'ai été hyper actif à l'Assemblée Nationale.
Il est vrai que depouis que je ne cumule plus les fonctions de maire d'Avranches (ayant été viré en 2014 par le jeune morveux de David Nicolas) et de président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel en début d'année (de peur de me faire ramasser par le même morveux aujourd'hui président), je peux quoisiment consacrer 100% de mon temps à mon métier de dépouté.

Donc je suis présent tous les mercredi après-midi dans l'hémicycle car la séance est filmée et retransmise à la TV.
Comme tous mes collègues, je m'arrange pour poser des questions au gouvernement pour que l'on me voit. 
Pour les électeurs et électeuses de la circonscription, ça fait le gars qui s'intéresse.
Là, je prends ma respiration et sur un ton agressif, j'interpelle le ou la ministre.
Seulement, je ne sais pas pourquoi je passe souvent sinon systématiquement pour un guignol.

Le sujet est-il bien choisi? la question est-elle bien posée?
En tout cas, la réponse apportée par le membre du gouvernement me fait à chaque fois regretter d'avoir posé la question.

Quelques exemples, vidéos à l'appui, concernant l'insécurité, la culture ou l'agriculture.

1 - Question sur les chiffres de l'insécurité posée au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls du 29 janvier 2014 :
A l'antienne «La sécurité est la première des libertés» que je rabâche au longueur de temps dans la circonscription et qui est un contre-sens (lire ici), la réponse de Valls ne se fait pas faire attendre : «La sécurité est un droit pour les français et mérite un autre débat que les caricatures dont vous venez encore de faire preuve».
la vidéo :


2 - Question sur la budget de la culture posée au ministre de la Culture, Fleur Pellerin en 2015
«Depuis l'été 2014, 150 festivals ont disparu en France» je me scandalise.
Pas décontenancée, la ministre m'explique que les festivals vivent. Ils naissent bien sur et parfois ils meurent ... parce qu'ils n'ont pas trouvé leur public, ...blabla.
Ca je le devrais le savoir, car j'en ai fait crever des festivals et associations culturelles quand j'étais maire à Avranches (lire ici)
la vidéo :


3 - Question sur la crise agricole posée au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll en juillet 2015.
On sent chez moi toute l'agressivité dans la question, n'hésitant pas à demander la démission du ministre de l'agriculture. Peur de rien.
En 1'50", Le Foll m'a remis en place, non sans bon sens ...
la vidéo :

Sur la crise agricole, depuis que je suis dépouté, c'est-à-dire depuis 2007, j'ai quoisiment systématiquement voté des lois qui allaient à l'encontre des intérêts de la profession (lire ici).
Bien sur que les paysans du soud Manche s'en rendent compte, mais ils ne sont pas rancuniers et je peux compter sur eux pour voter pour moi aux élections.

Pour les prochaines, celles des 11 et 18 juin 2017, ils peuvent déjà venir à mes réunions publiques, il y a des coups à boire.
Et surtout n'oubliez pas de voter pour moi.
votre dévoué Gwénaouel

lundi 22 mai 2017

moi Gwénaouel Houet en campagne pour les législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le soud Manche : les dossiers locaux

Je ne sais quoi penser de la victoire de Macron à la présidentielle. 
Quelque part je m'en fiche un quoisiment un peu, du moment que je suis ré-élou dépouté le 18 juin 2017 ... pour un troisième mandat.


Je n'avais pas donné de consigne de vote pour le second tour des présidentielle pour ne pas froisser les électeurs du FN, on ne sait jamais, ils peuvent être utiles pour le second tour des élections législatives (lire ici).
J'ai beau être répoublicain, mais il y a des limites.

Sur la circonscription Avranches, Granville, Mortain, il y a en du monde à vouloir prendre ma place. 11 candidats plus moi. Rien de moins.
Comme disait ma chère adjointe quand j'étais maire d'Avranches avant d'être délogé comme un malpropre : «il y en a qui n'ont pas grand chose à faire ...»

Même si mon bilan n'est pas bon, j'ai un avantage sur tous. 
Je suis le dépouté sortant et je suis disponible à 100% depuis le 22 février dernier, date de la fin des travaux de l'Assemblée Nationale.
Depuis 4 mois jour pour jour je n'ai plus que cela à faire, être sur la circonscription pour l'opération «ma réélection pour un 3ème mandat», le tout payé par le Contribuable. Bien sur avec l'aide de mes six assistants parlementaires. Et eux aussi payés par le Contribuable.
Si c'est pas merveilleux.
J'entends les gens dire : «il n'y a pas d'équité entre vous et les autres candidats qui ne peuvent être aussi disponibles pour faire campagne». 
Je leur réponds tout simplement et calmement : «et alors?», pour reprendre l'expression devenue culte de François Fillon candidat malheureux Les Répoublicains à l'élection présidentielle 2017 (lire ici). 

A que oui, on me voit. 
Sur les marchés publics de Saint-Hilaire-du-Harcouët (photo à droite : avec la conseillère régionale Claire Rousseau)  de Granville, de Ducey, ... à la réunion pour soutenir un projet d'éolien de Saint-Georges-de-Rouelley ou à l'Assemblée Générale des Chasseurs à Condé-sur-Vire, ....

Je suis partout, on me voit partout, je suis Dieu, je plaisante. 

Sur cette campagne, je ne pourrais compter que sur moi-même et une poignée de militants et d'élus.
Une grande partie des "grands" élus du territoire - comme les maires et élus de Saint-Hilaire, Saint-Martin-de-Landelles ou d'Isigny-le-Buat, je me suis fâché avec eux. 
Je les ai traité de «faux-culs» dans la presse concernant leur positionnement sur le dossier des barrages (lire ici)
Pas très intelligent cette remarque, je sais, mais il ne faut pas me mettre des bâtons dans les roues sur ce dossier.
C'est clair que ce dossier est intenable juridiquement mais j'en fais une affaire personnelle et électorale. Il y a des voix à prendre et je ne veux voir aucun candidat marcher sur mes plates bandes. 
Comme pour la ligne THT 400.000 volts, j'étais contre car la population était contre. 
Mais qui se souvient quand j'étais conseiller général du canton d'Avranches, j'étais favorable à l'EPR dont la ligne THT est la conséquence. Personne et c'est tant mieux.

Donc je suis en campagne électorale et en tournée mondiale dans le sud Manche.
Pas moins de 16 réunions publiques sont programmées jusqu'au premier tour, le dimanche 11 juin.



Je serais par monts-et-par-vaux sur toute la circonscription. 

Il faut venir moins par mon bilan et mon programme mais pour le verre de l'amitié.
Là je serre la main, je tape sur l'épaule et cela plait. Ca plait aux gens. Ca leur donne le sentiment d'être importants. S'ils savaient. 
L'important est que dans l'isoloir, ils glissent le bulletin de vote à mon nom dans l'enveloppe et l'introduise dans l'urne.

Donc au cours de mes réunions je développe ce que j'ai écris sur mon site internet www.houet2017.fr.
J'écris et dis que je suis intervenu sur de nombreux dossiers locaux et nationaux.
Sur ceux locaux, je cite mon intervention concernant la déviation-est d'Avranches. Je n'ai vraiment peur de rien. Ce contournement est au pire abandonné, au mieux repoussé au calendes grecques. 
Pas très efficace me direz-vous? Je fais ce que je peux.

L'amélioration de la ligne Paris Granville c'est aussi grâce à moi, même si ce dossier relève de la compétence de la Région. 
J'ai bien dû passé un coup de fil et adressé un courrier à la SNCF et au Ministère des transports.

Quand on pense que cette grande ligne est la seule non électrifiée au départ de Paris, j'aurais pû faire plus. Oui, mais non. Je ne peux être partout. 
Autre sujet évoqué précédemment est celui des barrages sur la Sélune? Depuis 2009 je me bats pour qu'ils ne soient pas arasés. J'en dépense du temps et de l'énergie sur un dossier perdu d'avance.
Les barrages sont en infraction par rapport à la loi car ne permettant pas la libre circulation des poissons. «Et alors?»
Ils empêchent le rétablissement de la bonne qualité de l'eau. «Et alors?»
Que la France risque de ce fait de lourdes pénalités financières. «Et alors?»
Que les financements pour revitaliser la vallée après les barrages ne seront plus disponibles.  «Et alors?»
«Et l'intérêt général me direz-vous?»  il y a bien longtemps que je me suis assis dessus, ce qui compte c'est mon intérêt personnel et ma réélection tous les 5 ans.

La prochaine fois j'évoquerais les dossiers nationaux que j'ai défendu. 
A mourir de rire.

En attendant je compte sur votre présence à mes réunions publiques, il y aura des coups à boire.
votre dévoué Gwénaouel.

lundi 1 mai 2017

moi Gwénaouel Houet ne donne aucune consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle 2017

«Dis Gwénouael, tu ne vas vraiment pas donner de consigne de vote pour le second tour?
Tous les responsables nationaux répoublicains comme Fillon, Jouppé, Sarkouzy appellent à voter Macron,» me dit Tonio.
Tonio comme vous le savez c'est le surnom gentil de mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches. 
Sans moi il ne serait rien politique et quand je l'entends me poser cette question, il y a des fois je me demande si un jour il comprendra quelque chose en politique et s'il fera carrière comme moi dans le soud Manche. 

«Tonio, tu sais que j'ai fait une déclaration à la presse dimanche dernier, au soir du premier tour, j'ai dit que je ne donnerais aucune consigne de vote en précisant que personnellement «je voterai selon mon ancrage répoublicain». (cf. Ouest-France 24/04/2017)
Cette déclaration est suffisamment floue pour ne pas me mettre à dos les électeurs à la droite de la droite, si tu vois ce que je veux dire. J'aurais quoisiment besoin de leurs voix au second tour des législatives si la candidate FN n'y est pas.
Tu piges la stratégie ou il faut te faire un dessin. 
C'est comme mon tweet polémique en juin dernier. Je ne l'ai pas publié comme cela, c'était réfléchi, prémédité. Toujours pour plaire à l'électorat qui vote FN (lire ici et ). 
T'as bien vu les résultats du premier tour de dimanche dernier sur le territoire, t'as bien vu qu'ils sont plus nombreux que l'électorat de Poutou et Lassalle réuni!!».


«Tu comprends bien qu'il est hors de question que je change d'avis maintenant».
Même si, entre-nous, le retournement de veste est une de ma spécialité» (lire ici).
Je poursuis : «Sur ce coup là je ne dois pas changer de cap si je veux avoir une chance d'être ré-élou pour un troisième mandat.
Rappelle toi 2012, c'est les voix du FN qui m'ont fait ré-élire» (cf. lire coupure de presse Ouest France, cliquer pour agrandir).
«Et puis c'est aussi dans ton intérêt, si tu veux garder ta place d'assistant parlementaire comme tes 5 autres petits copains et copines, as tu compris
Ce genre de réflexion, ça fait réfléchir, comme dirait l'autre.

«Donc si tu veux faire une carrière politique dans le soud Manche, tu suis mes conseils : les grands principes répoublicains, tu les mets de coté si cela risque de compromettre tes projets.
Ce qui compte c'est ton intérêt perso, l'intérêt général vient après.
Les donneurs de leçon et les grands moralisateurs, ce ne sont pas eux qui vont t'aider si tu perds une élection et les indemnités qui vont avec.
Il faut toujours être opportuniste et pragmatique»

C'est clair que cela va être chaud aux législatives en juin, mon bilan de dépouté est nul, je n'ai plus les "grands" élous du soud Manche dans la poche, les Badiou, Goupil et compagnie.
En plus, je suis complètement déconnecté sur ce qui se passe sur le territoire. Je suis vraiment à la ramasse sur les grands dossiers locaux. 
Pour preuve je ne me suis même pas déplacé à Matignon la semaine dernière pour la réunion sur le changement de gouvernance au Mont-Saint-Michel, réunion où étaient présents les deux autres parlementaires du soud Manche les sénateurs Jean Bizet et Philippe Bas (lire ici).
Il va falloir que je me reprenne, sinon je vais droit dans le mur. Mais n'est-il pas déjà trop tard?

En attendant, bon vote pour dimanche, mais le seul bon vote qui compte pour moi, c'est celui du premier et second des législatives en vue de ma réélection.


Gwénaouel Houet, votre dépouté moins vrai que tout faux du soud Manche en campagne pour un troisième mandat.

jeudi 13 avril 2017

moi Gwénaouel Houet invite Christian Jacob à Granville mardi 18 avril 2017

Pas rancunier mon boss et collègue dépouté à l'Assemblée Nationale ou a-t-il oublié lui aussi la séquence?
Je parle bien sûr de Christian Jacob, le président du groupe parlementaire Les Répoublicains au Palais Bourbon.

Pour la petite histoire, je le fais venir à Granville mardi 18 avril 2017 pour animer une réunion publique LR dans le cadre de l'élection présidentielle.

Je n'en reviens quoisiment pas qu'il ait accepté l'invitation. 
Il y a trois ans, le 4 juin 2014, je l'avais mis en grande difficulté dans l'émission matinale de Jean-Jacques Bourdin, "Bourdin Direct" sur BFMTV.
Pas trop réputé pour être tendre avec ses invités, le gars Bourdin l'avait questionné et même harcelé sur mon fa(/u)meux amendement "col blanc" que j'avais co-écrit et déposé au bureau de l'Assemblée Nationale deux jours plus tôt (texte amendement 406 dit "col blanc").

Le texte en question visait la décriminalisation des crimes financiers. Pour faire simple, je souhaitais que les délits financiers comme les malversations, les escroqueries, le blanchiment d'argent puissent ne plus conduire en prison.

Rétrospectivement, c'est vrai que cet amendement n'était pas trop intelligent, alors que nous étions en pleine affaire politico-financière Bygmalion (lire ici).
Entre-nous, si je faisais quoi que ce soit d'intelligent, ça se saurait, non?

la vidéo "Bourdin Direct" sur BFMTV avec Christian Jacob : cliquer ici, c'est vivement conseiller pour comprendre la suite.


Pas à trop à l'aise et plutôt embarrassé sur le sujet le boss. 
Visiblement, vue sa réaction, il n'avait pas eu vent de mon amendement.

Il a fait du bruit ce texte auprès de mes collègues dépoutés.  «Proposition fantaisiste» ou «provocation» disaient-ils. Peut-être, et alors?
Sans oublier les médias (lire ici ou ) et les réseaux sociaux (lire ici).

Au moins, on parlait de moi, comme le tweet polémique au relent raciste de juin 2016 qui a buzzé sur internet et dans les médias et à l'origine de la plainte pour diffamation et outrage public contre (Monsieur) X, enfin contre le blogueur d'Avranches (lire ici).
Sur les deux séquences, j'ai eu «mon quart d'heure de célébrité» comme aurait dit Andy Warhol (lire ici).
Amendement "col blanc", tweet polémique et bien d'autres sujets, même si on ne parlait pas de moi en bien, on parlait de moi, ce qui signifiait que J'EXISTAIS. 
J'ai lu cela il y a quelques années dans un ouvrage «la psychologie pour les nuls» quand j'étais en vacances d'été à Locmariaquer.

Pour revenir à l'amendement "col blanc", Christian Jacob, à son retour du studio BFMTV, m'a convoqué dans son bureau au Palais Bourbon. 
Alors que j'étais en train de finir une grille de soduku et que, pour une fois, j'étais à l'Assemblée Nationale. 


«Gwénaouel, c'est quoi cet amendement, bordel? Il me dit, furieux.
T'es vraiment tombé sur la tête!!! Cela en pleine affaire Bygmalion. 
Avec ton amendement, tout le monde va croire que l'UMP cherche à couvrir Sarko et les autres. 
Tu tends le bâton pour te faire battre. Et le pire que c'est moi qui prend les coups chez Bourdin.
Gwénaouel, tu vas me retirer cet amendement illico presto!!»

Bien informé, le jour même, le quotidien gauchiste Libération résume sur son site internet la séquence (source ici) :
 «Fin de la polémique. Le député UMP Guénhaël Huet (Manche) a retiré ce matin, après un entretien avec le patron de son groupe parlementaire Christian Jacob, l'amendement numéro 406 qu’il avait déposé sur le projet de loi de réforme pénale. Le texte, auquel s’étaient associés plusieurs élus de droite, proposait de n’emprisonner que les auteurs d’un «crime commis à l’encontre d’une personne physique et qui porte atteinte à cette personne directement». 
Une formulation d’ailleurs un peu maladroite, reconnaît l’élu de la Manche : «J’aurais dû utiliser le terme "délit" plutôt que "crime"

Qui d'entre-vous s'était souvenu de cette polémique? Personne, pas même Christian Jacob, puisqu'il sera à Granville mardi prochain à la salle du Hérel à 19h30. 
A moins qu'il ne soit pas rancunier, ce qui n'est pas une de mes qualités (cela se saurait) ...

A mardi prochain à Granville, mes ami(e)s, je compte sur vous.
votre fidèle et dévoué Gwénaouel, en campagne pour les élections législatives pour un troisième mandat de dépouté sur la 2ème circonscription de la Manche.