lundi 1 avril 2019

moi Gwénaouel Houet, je me présente aux élections municipales d'Avranches en mars 2020



J'ai beaucoup et longuement réfléchi à la question « J'y vais ou j'y vais pas ?? »
A quoi me direz-vous ? Aux élections municipales d'Avranches en mars 2020, pardi !!!

Depuis 2014, «  rien ne va plus », pour reprendre une expression de croupier de casino affecté à une table de roulette.

La descente aux enfers !!!

Moi, le dépouté-maire LR d'Avranches et président de la communauté de communes Avranches Mont-Saint-Michel, moi qui dirigeait la ville et le territoire comme « une baronnie » sous le Moyen-Age pour reprendre une expression d'une journaliste de France 3 Basse-Normandie (lire la vidéo), je ne suis plus rien.
« Un loser » comme ils disent les jeunes.

Quelques éléments chronologiques pour les béotiens en politique locale :
  • mars 2014, député-maire sortant, je perds la mairie d'Avranches face à David Nicolas, qui se présentait pour la première fois à une élection et ancien emploi-jeune de la ville quand j'étais maire. Une des seules villes perdues par la droite sur ce scrutin !!!
  • janvier 2017, je perds la tête du nouvel EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en ne me présentant pas à la présidence de la Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, de crainte de me prendre une nouvelle veste face à David Nicolas, candidat. J'ai envoyé au charbon Catherine Bruneau-Rhyn, ma suppléante aux élections législatives de 2017.
  • juin 2017, jamais deux sans trois, mon dernier mandat tombe, celui de parlementaire. Je ne suis pas réélu pour un troisième mandat de dépouté du soud Manche. Au deuxième tour des élections législatives, je suis balayé par Bertrand Sorre,  maire de Saint-Pair, candidat LaREM.
Moi, l'animal politique qui avait tout POUVOIR dans le soud Manche, qui faisait la pluie et le beau temps, je n'ai plus aucun mandat exécutif et quoisiment plus aucune influence sur le territoire.
Je ne suis plus qu'un simple conseil municipal d'opposition à Avranches et conseiller communautaire à l'agglomération. La lose.

Et puis il y a mes déboires judiciaires avec François Groualle, l'empêcheur de tourner en rond et administrateur du blog avranches (dés)info(rmation)s (lire ici) et d'autres (lire ).
Deux procédures contentieuses, deux échecs.
L'une administrative quand il m'a attaqué en 2007 devant le tribunal administratif de Caen pour excès de pouvoir parce que je lui avais interdit de filmer le conseil municipal (lire ici).
L'autre au pénal, en 2016, quand j'ai porté plainte pour diffamation concernant une vidéo parodique (lire ici). 
« Y a pas de justice!! » pour reprendre un sketch de Fernand Raynaud !!!

Que suis-je devenu depuis ? On me prête différentes activités professionnelles. 
Que j'aurais regagné mon administration d'origine, fonctionnaire au Ministère de l'agriculture et travaillerais à temps partiel dans une direction déconcentrée à Rennes.
Que je serais vacataire à la faculté de droit à Rennes 1, donnant des cours à droite (surtout) et à gauche. 
Que je serais auto-entrepreneur, vendant au détail sur le marketplace de la multinationale Amazon des objets made in China achetés en gros sur Alibaba ou Wish.
Je vous laisse mener votre petite enquête.

En tout cas, aller au travail comme un simple salarié, pointant à l'arrivée et à la sortie du travail, j'ai du mal à m'y faire, moi qui était au bon vieux temps maître de mon temps. 

C'est pourquoi je m'interroge sur mon avenir. 
Je ne vais pas finir ma carrière comme fonctionnaire, quand même!!!
« Ta vie, c'est la politique !!! » me réconforte Tonio, le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseil départemental du canton d'Avranches. 
Tonio, je l'ai mis en selle en politique et formaté à mon image. Il y avait du boulot!!

C'est vrai qu'il a raison Tonio, je me suis rabattu sur la politique (grâce à mon mentor René André, ancien dépouté-maire d'Avranches que j'ai pris sa place en retournant toute sa majorité municipale, mais cela, c'est une autre histoire) quand je me suis rendu compte que je serais jamais un grand champion cycliste à l'image de Raymond Poulidor ou Jacques Anquetil.

La politique c'est ma vie, c'est dans mon ADN.
Le week-end et en semaine, quand j'ai du temps libre, je regarde la chaîne TV "LCPAssemblée Nationale" me remémorant les années glorieuses où j'étais dépouté (2007-2017), même si, cumulant trois mandats, je n'étais pas souvent dans l'hémicycle. 
Un peu plus au fur-et-à-mesure que je perdais mes mandats de maire et de président d'intercom.

Et puis je ne peux pas rester sur 3 défaites électorales successives, c'est pas possible!!!
Bonjour mes pages Wikipédia et Wikimanche et mon image pour la postérité !!!

« Je vais me refaire en politique !!! » comme au poker, dit-on.
Et récupérer mes mandats perdus.

Dans un premier temps, la mairie d'Avranches, en dégageant en mars 2020 l'actuel édile de la ville David Nicolas qui m'a pris mon travail de maire en 2014.
Dans la foulée, j'espère lui donner le coup de grâce en l'évinçant de la présidence de l'agglomération en présentant un autre candidat comme Tonio ou Catherine Bruneau-Rhyn ou moi-même (abandonnant alors le mandat de maire, à cause de la scélérate loi sur le cumul des mandats).
Pour la députation, je verrais en temps utiles.

Je suis donc candidat pour les élections municipales d'Avranches et communautaires pour l'agglomération en mars 2020.

Pour ma campagne électorale, hors de question de laisser la direction à Tonio et autres amateurs.
On a vu les résultats en 2014 et 2017.
Les stratégies ont été mauvaises sur toute la ligne.
Comme par exemple aux législatives de 2017 d'acheter des "like" sur Facebook et  des "fallower" sur twitter, une connerie sans nom (lire ici). 
Sans oublier une campagne de phoning contre-productive, les électeurs ne supportant pas d'être dérangé pendant qu'ils regardent de JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 ou pendant qu'ils écoutent les "Grosses têtes" sur RTL.


Pour les élections municipales (et communautaires) d'Avranches, je vais faire appel à un pro.
A celui qui a fait gagner Donald Trump aux élections présidentielles américaines : STEVE BANNON, alors directeur exécutif de la campagne présidentielle du candidat républicain (cf. page Wikipédia) (photo à droite).

Depuis quelques mois, Steve Bannon m'a donné, par visio-conférence avec traducteur, des conseils pour gagner ces élections.
« Qui peut le plus, peut le moins » me dit-il. « Si j'ai réussi à faire élire l'homme le plus puissant de la planète, je dois pouvoir sans problème te faire gagner une élection dans un bourg de plus 10.000 âmes [depuis la fusion d'Avranches et de Saint-Martin-des-Champs en une commune nouvelle], à moins que tu ne sois vraiment nul et là je ne peux rien y faire !!!  » poursuit-il.

Je ne peux encore rien dire de la stratégie proposée par Steve pour gagner les municipales à Avranches, secret de campagne oblige.
Mais il m'a suggéré de reprendre son slogan de campagne pour Donald Trump « Make America Great Again » [rendre sa grandeur à l'Amérique] et l'adapter localement pour 2020, cela pouvant être une bonne idée, vu le succès aux "States".

C'est ce que je vais faire pour mes affiches et supports de communication pour Avranches et le soud Manche avec un petit jeu de mots qui devrait plaire aux jeunes.
« Make Avranches Houet again, vote for Gwénaouel 2020 » et « Make Soud Manche Houet again, vote for Gwénaouel 2020 ».


Seulement, pas de bol, je vais devoir refaire les visuels. Les images utilisées en fond ne sont plus d'actualité.
Le bar "La Renaissance" (sic) à Avranches a changé de propriétaire et le futur rade rebaptisé "Place to beer"  (il devrait ouvrir très bientôt) et le barrage sur la Sélune devrait d'être détruit ces tous prochains mois ...
Vraiment pas de bol.

Le gars Bannon m'a aussi coaché sur mon image et sur mon  apparence, me donnant des conseils et avis pour paraître plus sympathique et empathique.
Il m'a suggéré de porter une moumoute « à la Trump » pour cacher les quelques cheveux disgracieux sur le caillou.
«Ressembler à Trump c'est un plus, car chacun sait que c'est un winner !! Et ça peut faire la différence sur un scrutin serré » me convainc-t-il.
J'ai trouvé un modèle chez un perruquier à Paris. Parfait, la moumoute me va comme un gant.
Reste à la porter. Ça c'est une autre affaire. 
J'essaie déjà de m'y habiter à la maison avant sortir avec.

Vous vous imaginez que solliciter Steve Bannon, c'est pas donné.
Ca va me coûter un bras, mais avec l'argent économisé avec le « pognon de dingue » (dixit Emmanuel Macron) que j'ai perçu quand j'étais dépouté pendant quoisiment 10 ans, ça devrait le faire.

Reste plus qu'à constituer ma liste. Il me faut trouver 33 clampins, en plus de moi et de Tonio. Sur Avranches et Saint-Martin-des-Champs, après leur regroupement en janvier dernier.
Ça ne devrait pas poser trop de problème vu ma notoriété et mon programme qui va être décoiffant comme par exemple une baisse de 5% des impôts locaux, que j'ai proposé, en vain, au conseil municipal à Avranches lundi 25 mars dernier (lire ici) et d'autres promesses à venir bien démagogiques et populistes.

Naturellement celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre ma liste sont les bienvenus et peuvent me contacter via ce blog.

En attendant de vous communiquer la liste et mon programme, je vous dis à très bientôt, 
Votre dévoué Gwénaouel, candidat pour les municipales 2020.
« make Avranches et le soud Manche great again !!! »

dimanche 10 février 2019

flash-back 2018 et come-back 2019 de Gwénaouel Houet à l'approche des élections municipales de 2020 à Avranches

A l'occasion de cette nouvelle année 2019, même si nous sommes déjà en février, je tenais à présenter aux avranchinais et avranchinaises tous mes meilleurs voeux, surtout que vous pensiez à voter pour moi aux élections municipales et communautaires de mars 2020, enfin si je me représente.
Cela c'est une autre histoire.

En attendant petite rétrospective sur l'année 2018 et flash-back sur ce premier mois de janvier 2019 me concernant. Il y a matière.

2018 a été annus horribilis.
Comme en 2014, année horrible où j'ai perdu la mairie d'Avranches face à David Nicolas, mon ancien emploi jeune quand j'étais maire ou en 2017 avec la perte de mes mandats de président de l'Intercom et de dépouté du soud Manche.
En effet les 2 procès en diffamation perdus en février et septembre 2018 dans l'affaire de la vidéo parodique ont été vécus comme une humiliation (lire ici).
Je pensais prendre ma revanche contre le bloggeur et l'empêcheur de tourner en rond François Groualle.
Je pensais le faire condamner au pénal, lui soutirer 10.000€ en dommages et intérêts et faire enlever la vidéo litigieuse d'internet.
Peine perdue, les juges à deux reprises n'ont pas fait droit à mes demandes pour une sombre question de prescription.
Un vrai scandale. Y'a pas de justice !!!!


Bon, il ne faut pas que je critique l'institution car j'ai bien été content que le Procureur de la République de Coutances classe la plainte pour diffamation déposée par le bloggueur avranchinais quand je l'ai insulté à la bergerie de Genêts (lire ici et ).
Je ne remercierais jamais assez mes amis Catherine Bruno-Rhyn, John Kaniowski ou mon fidèle André Bazin de m'avoir couvert, sinon j'étais bon pour le tribunal correctionnel de Coutances. 

Heureusement en fin d'année, je suis revenu sur le devant de la scène.
Grâce aux amis du barrage sur la Sélune et indirectement grâce aux gilets jaunes.

En effet, depuis le 17 novembre 2018, tous les samedis les gilets jaunes se mobilisent pour réclamer plus de pouvoir d'achat, plus de démocratie directe, ... revendications que personnellement je soutiens. Plus par stratégie politicienne que par conviction personnelle.

Ca ne mange pas de pain. Et puis cela peut payer lors des prochaines échéances électorales. Je ne vous fais pas un dessin.
Je ne suis plus maire, ni dépouté, ni président d'intercom et je compte bien me refaire, comme au poker.
Je ne vais pas passer pour LE LOSER du soud Manche dans l'histoire du territoire, quand même.

Ainsi, samedi 15 décembre dernier, un rassemblement a eu lieu à Avranches en présence des gilets jaunes et des défenseurs des barrages sur la Sélune.
Ces derniers ont brillamment compris que leur cause pouvait mobiliser davantage en s'associant avec les gilets jaunes.
Comme vous le savez, je suis contre l'arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.
Comme j'ai été contre le déploiement de la ligne THT conséquence de la création de l'EPR de Flamanville auquel je ne me suis pas opposé quand j'étais conseiller général du canton d'Avranches, contre la suppression du TGI d'Avranches découlant de la réforme de la carte judiciaire que j'ai voté es qualité de dépouté, ... et j'en passe et des meilleurs.
On a vu le résultat.
Mais avais-je le choix? Si je veux pas aliéner mon électorat lors des élections, il faut soutenir les actions populaires même si cela va à l'encontre du l'intérêt général, de la politique du gouvernement, ...

« Clientélisme, Populisme, Opportunisme, et Cyclisme » est ma devise et la pierre angulaire de mon action politique quand j'étais au pouvoir. On a qualifié cela de Houetisme ou Huetisme, selon.

Malheureusement les français.es ne supportent plus les élus qui pensent pense plus à eux-même, à leur ré-élection qu'à l'intérêt général, au développement de leur commune ou du territoire, ...
C'est regrettable.


Donc pour revenir au rassemblement à Avranches, comme chaque fois, j'ai dit en public tout le mal que je pensais de la destruction des barrages, que tout est encore possible, qu'il faut rester mobiliser, blabla ...

lire la vidéo à partir de 8'40" 





Les gilets jaunes, c'est un mouvement que je soutiens à 300% depuis que je suis maintenant dans l'opposition.
Car naturellement si j'étais dépouté de la majorité présidentielle, ma position serait inverse. Normal, non?

Début janvier, j'ai soutenu la cause en publiant un message sur le réseau social twitter. Il a fait polémique ce tweet.
Mais moindre qu'en 2016 qui a été à la genèse de la vidéo parodique évoquée plus haut (lire ici).

Mon premier tweet de l'année 2019 comparait l'interpellation d'Eric Drouet, un des leaders des gilets jaunes, à une opération de police politique de l'époque du régime de Vichy en m'interrogeant sur « La République exemplaire de Macron ? »


lire mon tweet :


Bien sûr, il y a eu des réactions, mais peu en comparaison d'avec celles de 2016, mais il est vrai que je suis maintenant inexistant politiquement :

C'est clair que j'ai dérapé.
J'aurais du lire et relire le tweet avant de la publier. Mais je suis un impulsif et il arrive ce qu'il arrive.

J'espère que cela n'aura pas d'incidence sur ma carrière professionnelle.
En effet depuis que j'ai perdu tous mes mandats exécutifs locaux et parlementaires, je n'ai plus de revenu.
J'ai du revenir à mon premier métier avant d'entrer en politique (grâce à l'ancien député-maire René André), celui de fonctionnaire d'une antenne du Ministère de l'Agriculture à Rennes.
Or tant que fonctionnaire, je suis soumis au devoir de réserve, celui ne pas critiquer, dénoncer publiquement l'action de l'Etat, au risque de sanction disciplinaire.
J'espère que ma hiérarchie n'est pas informée de mes actions et prises de positions borderlines ...

En ce début d'année, comme chacun, je me promets de prendre des résolutions.
Notamment d'être plus visible politiquement.
Il faut que l'on me voie et que l'on m'entende.
Il le vaut mieux à l'approche des élections de 2020.
Car je suis transparent politiquement depuis un an et demi, depuis juin 2017.

Je suis quoisiment aux abonnés absents aux différentes cérémonies patriotiques ou du souvenir (ex 8 mai, 11 novembre, ..), aux inaugurations d'évènements ou aux vernissages d'expositions au Scriptorial ou musée d'Art et d'Histoire, aux conseils municipaux ou communautaires, ...

Ainsi en ce début d'année j'ai fait mon grand come-back au premier conseil municipal 2019 d'Avranches.
Un conseil municipal d'importance puisqu'on élisait le nouveau maire et les adjoints suite à la création de la commune nouvelle d'Avranches qui regroupe cette dernière et la commune de Saint-Martin-des-Champs.
David Nicolas, mon ancien emploi jeune qui a pris ma place de maire en mars 2014, a sans surprise été élu maire de la commune nouvelle.
Lors de l'élection des adjoints, j'ai ramené ma science en exigeant qu'un poste d'adjoint soit réservé à l'opposition, pour mon ami et collègue Alain Morazin ; motivant ma demande pour des questions de démocratie et de représentativité. Ma liste avait rassemblé 46,41% des suffrages aux élections municipales de 2014 et il était normal que l'opposition ait un poste d'adjoint.
Je me suis bien gardé de dire que quand j'étais maire, je n'ai jamais offert un poste d'adjoint à mon opposition.
Fin tacticien, David Nicolas n'a pas rejeté d'emblée en séance ma demande comme j'aurais pu le penser, alimentant alors davantage la polémique. 

Il m'a proposé une réunion dans les jours à venir pour en discuter.

lire la vidéo à 3'13"


Deux jours plus tard, je faisais publier dans les médias locaux un communiqué de presse, reprenant mon argumentaire en conseil.
Au regard de cette provocation, autant dire que je pouvais dire adieu au poste d'adjoint pour l'opposition.
Etait-ce cela l'objectif ?
Non, l'idée était de me relancer politiquement et montrer comment l'actuelle municipalité était anti-démocrate. De la politique politicienne.

Donc les élections municipales et communautaires de mars 2020 approchent.
Déjà l'hebdomadaire La Manche Libre en a fait sa manchette dans son édition du 5 janvier 2019 en publiant un photomontage des probables candidats à Avranches.
D'un coté moi et « Tonio », le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseiller départemental du canton d'Avranches et de l'autre David Nicolas, maire d'Avranches et président de la Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie.

Bien sûr que j'ai envie d'y aller comme on dit, de reprendre ma revanche, comme titre La Manche Libre.
Mais difficile de retrouver la motivation après les humiliations électorales de 2014 et 2017 et judiciaires de 2018.
Mais il faut y croire.
J'ai commencé à travailler sur la campagne électorale.
Je peaufine le programme : baisse des impôts, réduction des dépenses de fonctionnement et du personnel municipal, relance du projet de salle de spectacle et de congrès, augmentation des subventions pour la pétanque et le vélo, réactivation des éclats de rire, ...
Un programme bien populiste qui devrait plaire aux électeurs et électrices d'Avranches.

En communication, les affiches sont quoisiment prêtes. Je peux vous dire qu'elle vont décoiffer.

En attendant, je compte ainsi sur vous et sur votre soutien pour m'aider à reconquérir la mairie d'Avranches et la présidence de l'intercom.
A très bientôt.

votre dévoué Gwénaouel

jeudi 4 octobre 2018

moi Gwénaouel Houet et mon procès perdu de la vidéo parodique

« je l’aurais un jour, je l’aurais » pour reprendre une réplique culte d’une pub prononcée par le regretté Marcel Philippot.




Pourtant j’étais quoisiment persuadé de me le faire sur cette procédure. Raté !! 
Et encore de ma faute. Quel imbécile je suis !!!

De qui je parle, me direz-vous ? du gars qui administre le blog d’avranches (des)infos et celui-ci, pardi !!

Si j’avais anticipé au début des années 2000 la puissance d’internet et des blogs je me serais tenu sur mes gardes vis à vis de lui. 
Je n’aurais pas usé de mon pouvoir de nuisance pour saborder le festival anglo-normand Equinox (lire ici) qu’il co-organisait avec l’autre gars David Nicolas qui a pris ma place à la tête de la ville d’Avranches et à l'intercom. 
Je n’aurais pas balancé avec mes proches adjoints (André Bazin et Bruno Delaunay, le père de Tonio, mon ex assistant parlementaire, ...) des mensonges éhontés concernant la construction du Scriptorial - le musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel - auprès des riverains dont fait parti le blogueur (lire ici).
Je ne lui aurais pas interdit de filmer le conseil municipal en mars 2009 qui s’est soldé par un procès que j’ai perdu devant le Tribunal Administratif de Caen (lire ici).
Et je ne parle pas de mon système politique quand j’étais aux affaires et régulièrement dénoncés par le blogueur qu’il qualifiait de Houetisme ou Huetisme, selon, à savoir une méthode d’action basée sur le populisme, le clientélisme, l’opportunisme et le cyclisme (lire ici).
Entre-nous, ce système a fait ses preuves avec succès jusqu’en 2014. Après ce fut la descente aux enfers comme nous le verrons.

Pour revenir à l’histoire.
C’est vrai que le blogueur m’avait fichu la paix pendant deux ans et demi sur ce blog.
Et il a fallu qu’en juin 2016, pour des raisons purement électoralistes (l’approche des élections législatives de juin 2017), je publie sur twitter un message raciste dénoncé par toute la classe politique de gauche comme de droite, par tous les utilisateurs des réseaux sociaux sauf la fachosphère (tiens donc!!) (lire ici) pour que le blogueur se rappelle à moi quelques semaines plus tard.

le tweet en question :



Et de quelle façon !!! 
En juillet 2016, le blog parodique est réactivé avec un post bien sûr parodique accompagné d’une vidéo encore plus parodique [reprenant une séquence du film « La Chute » retraçant les derniers jours d’Adolf Hitler] dans laquelle moi, Tonio, le surnom gentil d’Antoine Delaunay, mon ancien attaché parlementaire et actuel conseiller départemental du canton d’Avranches et d’autres bons amis (par exemple André Bazin et Bruno Delaunay, le père de Tonio) sommes mentionnés ....

C’est vrai que le post et la vidéo sont parodiques et même prémonitoires, puisqu’elle envisage mon échec aux législatives. C’est ce qui s’est passé 11 mois plus tard.
Trop fort le blogueur, mais la guigne quand même. 
J’étais maire d’Avranches, président d’intercommunalité et dépouté. Successivement, de 2014 à 2017 j’ai perdu tous mes mandats. 
La « lose », comme diraient les jeunes.

Je ne suis plus rien aujourd’hui en politique, sinon un simple conseiller municipal et communautaire d’opposition. 
Oui, vraiment, la « lose ».
Pire, je suis retourné à mon premier emploi, fonctionnaire dans une antenne du Ministère de l’agriculture à Rennes. 
Quand je repense aux lois que j’ai voté sur l’agriculture quand j'étais dépouté et qui ont aggravé la situation des paysans (lire ici ou ), ça prête à sourire, non? 

Donc peu de temps après la publication du post et de la vidéo, Tonio et moi avons porté plainte pour diffamation auprès de la gendarmerie. 
A l'époque en catimini, puisqu’elle a été portée à la connaissance du public et donc du blogueur seulement 9 mois plus tard via la presse locale.

En plus, une plainte contre X alors que je savais pertinemment qui en était l’auteur. 
Fatale erreur. 
C'est certain que si j’avais porté plainte directement contre le blogueur, la procédure aurait été beaucoup plus courte, évitant ainsi la prescription, relevée au cours des deux procès que j’ai perdu à cause de ce motif.

Figurez vous, vous allez rire, que les gendarmes ont dû contacter l'entreprise américaine Google, propriétaire de Youtube, le site hébergeur de la vidéo, pour connaître le nom du propriétaire du compte. 
Google a rejeté la demande de la maréchaussée, argumentant que la personne « diffamée » était une personnalité politique nationale et que, de ce fait, elle ne pouvait donner des informations qu’après réquisition du FBI ou du Ministère de la Justice US via l'activation des réseaux diplomatiques franco-américains !!!
Le FBI !!! on se croirait dans une série américaine !!! trop drôle. 
Sauf que ce n’est pas si risible puisque non seulement la procédure auprès de Google a pris des mois aux gendarmes et pour rien. 

C’est quand j’ai informé en mars 2017 les médias locaux de la plainte contre X, que le blogueur a réagi en écrivant au Procureur de la République pour obtenir des infos et que la procédure s’est ainsi accélérée, sinon on serait peut-être encore en train d’attendre la réponse de Google via le FBI, j’hallucine!!  

Aux audiences du tribunal correctionnel de Coutances et à la Cour d’appel de Caen, j’ai fait la pleureuse devant les juges,
disant tout le mal que je pensais du blogueur, qu’il était animé par la haine (j’oublie de dire que j’ai insulté le blogueur de la pire des façons il y a quelques mois à Genêts (photo à droite), lire ici), que les infos relayées par les blogs n’étaient que contre-vérités (mes 13.000€ brut d’indemnités de parlementaire (lire ici), mon cumul des mandats, l’utilisation de ma réserve parlementaire à des fins clientélistes (lire ici), ...), que la vidéo parodique était ignominieuse , bla-bla-bla ...
N’en jetez plus, la coupe est pleine.

Naturellement j’ai bien gardé de mentionner que j’avais consigné, es qualité de dépouté, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 une tribune intitulée « Protégeons la satire, la caricature, l’insolence » qui a été publiée dans le Huffington Post / Le Monde (lire ici).
Pas de chance, le blogueur connaissait cette tribune. Et elle a naturellement été rappelée à l’audience du Tribunal Correctionnel et repris dans leur compte-rendu par la presse régionale.

cf. la Presse de la Manche - 5 février 2018 :




Mais vous l’aurez compris, la protection de la satire, la caricature ou l’insolence s’applique aux autres, pas à moi.
« Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » pour reprendre, en analogie, une expression bien connue.

J’ai perdu les deux procès au pénal mais je suis content.
C'est ce que j'écris dans un communiqué adressé à la presse, histoire de ne pas perdre la face.
Dans Ouest France, en page départementale, du mardi 2 octobre 2018 il est écrit «l’issue donne tout de même « une pleine satisfaction morale » à l’ancien député quant à « la procédure mise en oeuvre ». Le procureur de la République ayant « constaté l’infraction », pour lui « l’essentiel est atteint. »

Mon communiqué de presse c'est un peu la méthode coué. 
Car comment être satisfait d'une procédure qui a conduit les juges à ne pas trancher sur le fond, sur la réalité ou non de la diffamation, en raison d'une prescription.
Et entre-nous ce n’est pas parce que le Procureur de la République constate qu’il y a diffamation, que diffamation il y a. Le procureur ne rend pas la justice, il n'est pas juge.
Tout étudiant en 3ème année de droit le sait, moi qui suis docteur en droit ....  

D’autant, quand je regarde sur Youtube les parodies de la même séquence du film « La Chute » qui concernent des hommes politiques français (Nicolas Sarkozy (voir ici ou  ou ici) , François Hollande (voir ici), Manuel Valls (voir ) ou Emmanuel Macron et l'affaire Benalla (voir ici), sans qu’il y ait eu de plainte en diffamation, je me dis que j'avais peu chance de gagner ce procès sur le fond de l’affaire.
En aucune manière, il n’y a donc diffamation.
« On ne sait jamais, sur un malentendu cela peut marcher », pour reprendre une expression aussi culte dans le film « les Bronzés », que j’ai à la maison en K7 VHS (cf. la séquence).

exemple de vidéo parodique : autour de l'affaire Benalla ...





En tout cas, je ne remercierais jamais assez le Proc’ d’avoir envoyé le blogueur devant la Justice alors que si la procédure avait été bien conduite par le parquet, ma plainte contre X et celle de Tonio auraient dû être classées sans suite en raison de la prescription et donc jamais porté devant les tribunaux.
A-t-il eu peur à l’époque quand j’était dépouté que je fasse un scandale dans les médias et auprès du Ministre de la Justice parce l’affaire aurait été classée sans suite. Allez savoir.
Entre nous, même si cela m'arrange, il faut croire que les tribunaux ne sont pas assez encombrés pour que le Procureur leur envoie cette affaire pour rien.

Dans cette procédure, on ne peut pas dire que j’ai été aidé par Tonio, mon ancien assistant parlementaire quand j’étais dépouté.
Il me doit tout. Sans moi il ne serait rien en politique. C’est moi qui l'ai mis en selle, qui l'ai formé et même formaté. Non sans difficulté, je reconnais. On y reviendra une prochaine fois.
Et quand je lis et relis le PV de gendarmerie de son audition, il dit que la vidéo est « parodique ». 

extrait du PV de l'audition de Tonio :





J’en reviens pas. Il est stupide ou quoi ?
Il se tire une balle dans le pied et affaiblit notre plainte en diffamation.
Et si c’était tout. Après avoir perdu en première instance, il oublie de faire un recours auprès de la Cour d’appel de Caen, me laissant y aller tout seul. 
C’est ce que je dis aux juges en avril lors de l’audience qui a renvoyé la plaidoirie en juin. 
Quelle tête en l’air, ce Tonio !

Je pensais ainsi prendre ma revanche contre le blogueur, gagner ce procès les doigts dans le nez, le faire condamner à 10.000€ de dommages et intérêts (c’est ce que j’ai demandé aux juges, tant qu’à faire) et faire retirer la vidéo humoristique d’internet.
Perdu, perdu et perdu.

« Y'a pas de justice !!! » pour reprendre le sketch éponyme de Fernand Raynaud (regarder ici) mais promis, comme au poker, je vais me refaire.
Si c’est pas contre le blogueur, ce sera contre le krypto gauchiste bo.bo, ex emploi jeune à la ville d’Avranches et actuel maire de la ville et président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie David Nicolas lors des prochaines élections municipales à Avranches et communautaires en 2020.

Pour ce faire, je compte sur vous.
votre dévoué Gwénaouel Houet



Guénhaël Huet

dimanche 1 avril 2018

moi, Gwenaouel Houet, je me relance en politique à Avranches - 1er avril 2018


Je ne sais pas pourquoi, je sens quoisiment que la mauvaise passe est derrière moi.
Parce que depuis 2010, comme à la roulette au casino, rien ne va plus.


J'étais dépouté, maire d'Avranches et président d'intercommunalité et aujourd'hui je ne suis plus rien.
Sinon un simple conseiller municipal et élu communautaire d'opposition.
Je suis redevenu un fonctionnaire après avoir réintégré mon ancienne administration : le ministère de l'Agriculture.
Un « loser », comme ils disent les jeunes !!!

La chronologie.
En avril 2010, je perds le procès contre François Groualle, le blogueur d'avranches (dés)infos qui m'a attaqué au Tribunal Administratif de Caen pour lui avoir, en complète illégalité, interdit de filmer mon conseil municipal en 2009 (lire ici).
la vidéo de la séquence (MAJ 04-03-2018 - 23h00) :


Aux élections municipales de mars 2014, je perds ma mairie d'Avranches contre le krypto-gauchiste David Nicolas, un ancien emploi-jeune de la ville et bleu en politique (photo à droite).

En décembre 2016, président de la communauté de communes d'Avranches Mont-Saint-Michel, je renonce à me présenter à l'élection pour la présidence de la future Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, trop peur de me ramasser et me faire humilier. Un mauvais signal à quelques mois des élections législatives de juin 2017.
Pour la petite histoire, j'ai envoyé Catherine Bunaud-Rhyn au charbon ; pas de chance, elle s'est gamelée à quelques voix près face au gars Nicolas.


En juin 2017, «jamais deux sans trois», je perds mon troisième mandat électif : dépouté de la deuxième circonscription de la Manche.
Pourtant j'avais blindé ma (pré)campagne électorale : un tweet polémique raciste en juin 2016 pour me mettre dans la poche les électeurs de l'extrême-droite (lire ici), une campagne sur la défense des barrages sur la Sélune, l'achat de "like" et d'abonnés sur mes comptes facebook et twitter (lire ici) et du phoning intensif auprès des électeurs et électrices de la circo.
Rien n'y a fait, au deuxième tour, je suis battu par le macroniste Bertrand Sorre.

En aparté, comment un homme politique de droite (Les Républicains), sur une terre de droite, comment j'ai pu perdre toutes ces élections.
Je ne comprends pas encore.
Peut-être le manque de maturité politique des électeurs et électrices du soud Manche?

Et la série noire n'est pas terminée. Elle s'est poursuivie avec la décision du Tribunal Correctionnel de Coutances qui, en février dernier, a prescrit la procédure concernant l'affaire dite de la vidéo parodique d'Hitler.
Pour mémoire, j'avais porté plainte contre X en juillet 2016, même si je savais qui en était l'auteur.
Et au final le procès est perdu.
Y a pas de justice!!!
Entre-nous, en tant que dépouté, si j'avais pas voté les lois qui ont réduit le budget et le nombre de personnel de la justice, cette dernière serait certainement plus efficace et plus juste.
Je suis en quelques sorte «l'arroseur-arrosé».

« Touchant le fond, on ne peut que remonter » comme on dit.
Et deux récentes séquences me donnent l'impression que la scoumoune est derrière moi, que tout est possible, notamment la possibilité de me relancer en politique.



La première est le classement sans suite par les services du Procureur de la République de Coutances d'une plainte pour injure et diffamation déposée à mon encontre.
Les faits. Début mars, à Genêts, lors d'une manifestation de soutien à une bergerie menacée de destruction, j'avais interpellé avec des propos fort peu courtois l'administrateur du blog avranches (dés)infos présent lui-aussi sur les lieux.


Je ne sais pas pourquoi quand je vois «le petit chauve qui se prend pour un grand journaliste», comme je l'ai écrit sur mon journal Facebook en novembre 2016 (image à droite), mon sang bout et je perds mes moyens.

Sur Facebook je reconnais qu' «une discussion vive a eu lieu» mais ne comptait pas sur moi pour confirmer mes propos rapportés par le blogueur : « Goering, ministre de l'information d'Hitler », « abruti », « connard », « casse-toi pauvr' mec », ... (lire ici)

Heureusement pour moi, entendus par la Gendarmerie, mes ami(e)s  présents et témoins de la scène sont restés évasifs, à savoir Catherine Brunaud-Rhyn, maire de Genêts, vice-présidente du Conseil Départemental de la Manche et Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie et ma colistière aux élections législatives de juin 2016 (cf. photo à droite), John Kaniowski, président de l'association des amis du barrages que j'ai soutenu activement et André Bazin, mon fidèle premier adjoint quand j'étais maire d'Avranches.

Avec deux versions différentes, le Parquet de Coutances ne pouvait que classer sans suite la plainte du blogueur diffamé et injurié.
Je reconnais que j'ai eu chaud. Cette histoire aurait pu briser définitivement tout come-back en politique.
Je ne remercierais jamais assez mes ami(e)s de ne pas avoir corroboré les dires du blogueur devant les gendarmes.

La seconde est le récent fait divers qui a ému la France entière, à savoir la mort du gendarme Arnaud Beltrame suite à la prise d'otage à Trèbes, près de Carcassonne, par un illuminé islamiste se réclamant de Daech.
Arnaud Beltrame je l'ai bien connu quand il était commandant de compagnie à Avranches entre 2010 et 2014.
J'étais moi-même dépouté-maire et eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre de mes fonctions et de cérémonies officielles.
J'avais dû m'entretenir avec lui quand j'ai pris la décision en septembre 2011 d'installer un système de caméras de vidéosurveillance à Avranches, alors que rien ne le justifiait. 
Mais à l'époque il fallait faire plaisir au président Nicolas Sarkozy et à sa politique sécuritaire. (lire ici)
Et puis je le croisais régulièrement lors des cérémonies patriotiques du 8 mai, 11 novembre, ...

Après le décès tragique d'Arnaud Beltrame, les médias se sont emparés du passé du héros-martyr.
A cette occasion, j'ai été interviewé notamment par le quotidien Ouest-France et la télévision régionale France 3 Normandie.
extraits
Ouest-France, samedi 24 mars 2018 (lire ici):
« La voix tremblotante, Guénhaël Huet, ancien député de la Manche et président de la communauté de communes d'Avranches-Mont-Saint-Michel, raconte un homme « qui n’a peur de rien, qui va à l’affrontement, qui est présent ». A Avranches, le gendarme avait mis en place des patrouilles de proximité en ville. « C’est quelqu’un qui avait un très fort sens du devoir»

France 3 Normandie, samedi 24 mars 2018 (lire ici):



Les jours suivants, les avranchinais qui m'avaient oublié depuis mes défaites successives m'ont interpellé « dis, Gwénaouel, on t'a vu à la télé l'autr' soir! ».
J'étais trop ravi de revenir au premier plan.

Et puis il y en a qui se plaignent de la politique municipale et de l'"autoritarisme» du maire d'Avranches : la verbalisation des automobilistes sur les zones bleues dans le centre-ville, ...

Et je me dis, « Gwénaouel, t'es pas fini. Tu peux te refaire en politique, comme au poker. »
Ma décision est prise, je me présenterais aux prochaines élections municipales en 2020.
Après des mois de silence et d'oubli volontaire, on me reverra dans le bourg.
Je vais rencontrer les avranchinais.es, dire tout le mal que je pense de la politique bo.bo de l'actuelle municipalité et recruter mes futurs colistiers.

venez me rejoindre, je compte sur vous
votre dévoué Gwénaouel




mercredi 31 mai 2017

moi Gwénaouel Houet en campagne pour les législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le soud Manche : les dossiers nationaux

Après «un dépouté vrai pour le soud Manche», en 2007 (lire ici)
Après «le dépouté de tous», en 2012 (lire ici)
Le slogan de ma campagne des législatives des dimanche 11 et 18 juin 2017 sera «conviction et fidélité» (lire ici).
J'ai passé des semaines à trouver cette phrase choc qui ne veut rien dire. Mais bon ça pète bien, comme ils disent les jeunes.

C'est toujours mieux que «duplicité ou sincérité» que me proposait Tonio en référence à mon tweet polémique de juin 2016 (lire ici).
Tonio vous savez c'est le surnom gentil d'Antoine, mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches et le fils de Bruno, mon ancien adjoint aux finances quand j'étais maire d'Avranches et toujours prêt à me signer des attestations de complaisances lors du procès de la caméra interdite en conseil municipal (lire ici).

«C'était pour rire!!» me dit Tonio.
«Des blagues toutes pourries comme celles-là tu les gardes pour toi si tu ne veux pas finir à Pôle emploi» lui répondis-je aussi sec.
Poursuivant «tu sais Tonio, sans moi tu ne serais rien en politique», ...  «je t'ai formé et mis en selle». 
«Mais attention mon bonhomme, ce que je peux faire, je peux défaire ...»
Ca calme ...
Y a des fois, il faut quand même montrer qui c'est le chef, non mais sans blague.

Après le précédent billet sur quelques aspects de mes interventions sur les dossiers locaux tels la déviation "est" d'Avranches qui ne se fera jamais ou sur l'arasement des barrages sur la Sélune dont l'issue est scellée d'avance mais dont les atermoiement dont je suis à l'origine feront qu'il n'y aura plus de financement pour revitaliser la vallée de la Sélune une fois les barrages effacés.

Quelque part je m'en fous quoisiment.
Après mon troisième mandat de dépouté, je serais en retraite  si je veux et pourrais retourner dans le Morbihan, ma Bretagne natale.
¶J'irai revoir ma Bretagne, c'est le pays qui m'a donné le jour ... ¶ vraiment nulle cette chanson normande revisitée. 
Elle ne vaut pas «Loqmariaquer» d'Alain Chanfort. Tiens ça me fait penser qu'il faudrait que je retrouve la K7.

Que la vallée de la Sélune devienne une friche après la destruction des barrages, ce sera le cadet de mes soucis quand je serais en train de siroter un pastis dans un troquet en terrasse face au golfe du Morbihan. 
A la santé des imbéciles qui auront voté pour moi!!!

Je cause, je cause, mais je suis en campagne pour ma réélection pour un troisième mandat, le dernier si Macron fait passer son texte sur la moralisation de la vie politique en France.
Le con lui aussi. 
Donc je ne pourrais plus me présenter une quatrième fois pour être dépouté, ni embaucher des membres de ma famille comme ma belle-fille. N'importe quoi!
Si en tant que dépouté-employeur je ne peux plus embaucher qui je veux, autant revenir au communisme, non? 

Bon après avoir abordé quelques aspects des dossiers locaux, place aux dossiers nationaux auxquels j'ai été hyper actif à l'Assemblée Nationale.
Il est vrai que depouis que je ne cumule plus les fonctions de maire d'Avranches (ayant été viré en 2014 par le jeune morveux de David Nicolas) et de président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel en début d'année (de peur de me faire ramasser par le même morveux aujourd'hui président), je peux quoisiment consacrer 100% de mon temps à mon métier de dépouté.

Donc je suis présent tous les mercredi après-midi dans l'hémicycle car la séance est filmée et retransmise à la TV.
Comme tous mes collègues, je m'arrange pour poser des questions au gouvernement pour que l'on me voit. 
Pour les électeurs et électeuses de la circonscription, ça fait le gars qui s'intéresse.
Là, je prends ma respiration et sur un ton agressif, j'interpelle le ou la ministre.
Seulement, je ne sais pas pourquoi je passe souvent sinon systématiquement pour un guignol.

Le sujet est-il bien choisi? la question est-elle bien posée?
En tout cas, la réponse apportée par le membre du gouvernement me fait à chaque fois regretter d'avoir posé la question.

Quelques exemples, vidéos à l'appui, concernant l'insécurité, la culture ou l'agriculture.

1 - Question sur les chiffres de l'insécurité posée au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls du 29 janvier 2014 :
A l'antienne «La sécurité est la première des libertés» que je rabâche au longueur de temps dans la circonscription et qui est un contre-sens (lire ici), la réponse de Valls ne se fait pas faire attendre : «La sécurité est un droit pour les français et mérite un autre débat que les caricatures dont vous venez encore de faire preuve».
la vidéo :


2 - Question sur la budget de la culture posée au ministre de la Culture, Fleur Pellerin en 2015
«Depuis l'été 2014, 150 festivals ont disparu en France» je me scandalise.
Pas décontenancée, la ministre m'explique que les festivals vivent. Ils naissent bien sur et parfois ils meurent ... parce qu'ils n'ont pas trouvé leur public, ...blabla.
Ca je le devrais le savoir, car j'en ai fait crever des festivals et associations culturelles quand j'étais maire à Avranches (lire ici)
la vidéo :


3 - Question sur la crise agricole posée au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll en juillet 2015.
On sent chez moi toute l'agressivité dans la question, n'hésitant pas à demander la démission du ministre de l'agriculture. Peur de rien.
En 1'50", Le Foll m'a remis en place, non sans bon sens ...
la vidéo :

Sur la crise agricole, depuis que je suis dépouté, c'est-à-dire depuis 2007, j'ai quoisiment systématiquement voté des lois qui allaient à l'encontre des intérêts de la profession (lire ici).
Bien sur que les paysans du soud Manche s'en rendent compte, mais ils ne sont pas rancuniers et je peux compter sur eux pour voter pour moi aux élections.

Pour les prochaines, celles des 11 et 18 juin 2017, ils peuvent déjà venir à mes réunions publiques, il y a des coups à boire.
Et surtout n'oubliez pas de voter pour moi.
votre dévoué Gwénaouel