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lundi 1 avril 2019

moi Gwénaouel Houet, je me présente aux élections municipales d'Avranches en mars 2020



J'ai beaucoup et longuement réfléchi à la question « J'y vais ou j'y vais pas ?? »
A quoi me direz-vous ? Aux élections municipales d'Avranches en mars 2020, pardi !!!

Depuis 2014, «  rien ne va plus », pour reprendre une expression de croupier de casino affecté à une table de roulette.

La descente aux enfers !!!

Moi, le dépouté-maire LR d'Avranches et président de la communauté de communes Avranches Mont-Saint-Michel, moi qui dirigeait la ville et le territoire comme « une baronnie » sous le Moyen-Age pour reprendre une expression d'une journaliste de France 3 Basse-Normandie (lire la vidéo), je ne suis plus rien.
« Un loser » comme ils disent les jeunes.

Quelques éléments chronologiques pour les béotiens en politique locale :
  • mars 2014, député-maire sortant, je perds la mairie d'Avranches face à David Nicolas, qui se présentait pour la première fois à une élection et ancien emploi-jeune de la ville quand j'étais maire. Une des seules villes perdues par la droite sur ce scrutin !!!
  • janvier 2017, je perds la tête du nouvel EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en ne me présentant pas à la présidence de la Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, de crainte de me prendre une nouvelle veste face à David Nicolas, candidat. J'ai envoyé au charbon Catherine Brunaud-Rhyn, ma suppléante aux élections législatives de 2017.
  • juin 2017, jamais deux sans trois, mon dernier mandat tombe, celui de parlementaire. Je ne suis pas réélu pour un troisième mandat de dépouté du soud Manche. Au deuxième tour des élections législatives, je suis balayé par Bertrand Sorre,  maire de Saint-Pair, candidat LaREM.
Moi, l'animal politique qui avait tout POUVOIR dans le soud Manche, qui faisait la pluie et le beau temps, je n'ai plus aucun mandat exécutif et quoisiment plus aucune influence sur le territoire.
Je ne suis plus qu'un simple conseil municipal d'opposition à Avranches et conseiller communautaire à l'agglomération. La lose.

Et puis il y a mes déboires judiciaires avec François Groualle, l'empêcheur de tourner en rond et administrateur du blog avranches (dés)info(rmation)s (lire ici) et d'autres (lire là).
Deux procédures contentieuses, deux échecs.
L'une administrative quand il m'a attaqué en 2007 devant le tribunal administratif de Caen pour excès de pouvoir parce que je lui avais interdit de filmer le conseil municipal (lire ici).
L'autre au pénal, en 2016, quand j'ai porté plainte pour diffamation concernant une vidéo parodique (lire ici). 
« Y a pas de justice!! » pour reprendre un sketch de Fernand Raynaud !!!

Que suis-je devenu depuis ? On me prête différentes activités professionnelles. 
Que j'aurais regagné mon administration d'origine, fonctionnaire au Ministère de l'agriculture et travaillerais à temps partiel dans une direction déconcentrée à Rennes.
Que je serais vacataire à la faculté de droit à Rennes 1, donnant des cours à droite (surtout) et à gauche. 
Que je serais auto-entrepreneur, vendant au détail sur le marketplace de la multinationale Amazon des objets made in China achetés en gros sur Alibaba ou Wish.
Je vous laisse mener votre petite enquête.

En tout cas, aller au travail comme un simple salarié, pointant à l'arrivée et à la sortie du travail, j'ai du mal à m'y faire, moi qui était au bon vieux temps maître de mon temps. 

C'est pourquoi je m'interroge sur mon avenir. 
Je ne vais pas finir ma carrière comme fonctionnaire, quand même!!!
« Ta vie, c'est la politique !!! » me réconforte Tonio, le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseil départemental du canton d'Avranches. 
Tonio, je l'ai mis en selle en politique et formaté à mon image. Il y avait du boulot!!

C'est vrai qu'il a raison Tonio, je me suis rabattu sur la politique (grâce à mon mentor René André, ancien dépouté-maire d'Avranches que j'ai pris sa place en retournant toute sa majorité municipale, mais cela, c'est une autre histoire) quand je me suis rendu compte que je serais jamais un grand champion cycliste à l'image de Raymond Poulidor ou Jacques Anquetil.

La politique c'est ma vie, c'est dans mon ADN.
Le week-end et en semaine, quand j'ai du temps libre, je regarde la chaîne TV "LCP - Assemblée Nationale" me remémorant les années glorieuses où j'étais dépouté (2007-2017), même si, cumulant trois mandats, je n'étais pas souvent dans l'hémicycle. 
Un peu plus au fur-et-à-mesure que je perdais mes mandats de maire et de président d'intercom.

Et puis je ne peux pas rester sur 3 défaites électorales successives, c'est pas possible!!!
Bonjour mes pages Wikipédia et Wikimanche et mon image pour la postérité !!!

« Je vais me refaire en politique !!! » comme au poker, dit-on.
Et récupérer mes mandats perdus.

Dans un premier temps, la mairie d'Avranches, en dégageant en mars 2020 l'actuel édile de la ville David Nicolas qui m'a pris mon travail de maire en 2014.
Dans la foulée, j'espère lui donner le coup de grâce en l'évinçant de la présidence de l'agglomération en présentant un autre candidat comme Tonio ou Catherine Brunaud-Rhyn ou moi-même (abandonnant alors le mandat de maire, à cause de la scélérate loi sur le cumul des mandats).
Pour la députation, je verrais en temps utiles.

Je suis donc candidat pour les élections municipales d'Avranches et communautaires pour l'agglomération en mars 2020.

Pour ma campagne électorale, hors de question de laisser la direction à Tonio et autres amateurs.
On a vu les résultats en 2014 et 2017.
Les stratégies ont été mauvaises sur toute la ligne.
Comme par exemple aux législatives de 2017 d'acheter des "like" sur Facebook et  des "fallower" sur twitter, une connerie sans nom (lire ici). 
Sans oublier une campagne de phoning contre-productive, les électeurs ne supportant pas d'être dérangé pendant qu'ils regardent de JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 ou pendant qu'ils écoutent les "Grosses têtes" sur RTL.


Pour les élections municipales (et communautaires) d'Avranches, je vais faire appel à un pro.
A celui qui a fait gagner Donald Trump aux élections présidentielles américaines : STEVE BANNON, alors directeur exécutif de la campagne présidentielle du candidat républicain (cf. page Wikipédia) (photo à droite).

Depuis quelques mois, Steve Bannon m'a donné, par visio-conférence avec traducteur, des conseils pour gagner ces élections.
« Qui peut le plus, peut le moins » me dit-il. « Si j'ai réussi à faire élire l'homme le plus puissant de la planète, je dois pouvoir sans problème te faire gagner une élection dans un bourg de plus 10.000 âmes [depuis la fusion d'Avranches et de Saint-Martin-des-Champs en une commune nouvelle], à moins que tu ne sois vraiment nul et là je ne peux rien y faire !!!  » poursuit-il.

Je ne peux encore rien dire de la stratégie proposée par Steve pour gagner les municipales à Avranches, secret de campagne oblige.
Mais il m'a suggéré de reprendre son slogan de campagne pour Donald Trump « Make America Great Again » [rendre sa grandeur à l'Amérique] et l'adapter localement pour 2020, cela pouvant être une bonne idée, vu le succès aux "States".

C'est ce que je vais faire pour mes affiches et supports de communication pour Avranches et le soud Manche avec un petit jeu de mots qui devrait plaire aux jeunes.
« Make Avranches Houet again, vote for Gwénaouel 2020 » et « Make Soud Manche Houet again, vote for Gwénaouel 2020 ».


Seulement, pas de bol, je vais devoir refaire les visuels. Les images utilisées en fond ne sont plus d'actualité.
Le bar "La Renaissance" (sic) à Avranches a changé de propriétaire et le futur rade rebaptisé "Place to beer"  (il devrait ouvrir très bientôt) et le barrage sur la Sélune devrait d'être détruit ces tous prochains mois ...
Vraiment pas de bol.

Le gars Bannon m'a aussi coaché sur mon image et sur mon  apparence, me donnant des conseils et avis pour paraître plus sympathique et empathique.
Il m'a suggéré de porter une moumoute « à la Trump » pour cacher les quelques cheveux disgracieux sur le caillou.
«Ressembler à Trump c'est un plus, car chacun sait que c'est un winner !! Et ça peut faire la différence sur un scrutin serré » me convainc-t-il.
J'ai trouvé un modèle chez un perruquier à Paris. Parfait, la moumoute me va comme un gant.
Reste à la porter. Ça c'est une autre affaire. 
J'essaie déjà de m'y habiter à la maison avant sortir avec.

Vous vous imaginez que solliciter Steve Bannon, c'est pas donné.
Ca va me coûter un bras, mais avec l'argent économisé avec le « pognon de dingue » (dixit Emmanuel Macron) que j'ai perçu quand j'étais dépouté pendant quoisiment 10 ans, ça devrait le faire.

Reste plus qu'à constituer ma liste. Il me faut trouver 33 clampins, en plus de moi et de Tonio. Sur Avranches et Saint-Martin-des-Champs, après leur regroupement en janvier dernier.
Ça ne devrait pas poser trop de problème vu ma notoriété et mon programme qui va être décoiffant comme par exemple une baisse de 5% des impôts locaux, que j'ai proposé, en vain, au conseil municipal à Avranches lundi 25 mars dernier (lire ici) et d'autres promesses à venir bien démagogiques et populistes.

Naturellement celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre ma liste sont les bienvenus et peuvent me contacter via ce blog.

En attendant de vous communiquer la liste et mon programme, je vous dis à très bientôt, 
Votre dévoué Gwénaouel, candidat pour les municipales 2020.
« make Avranches et le soud Manche great again !!! »

dimanche 10 février 2019

flash-back 2018 et come-back 2019 de Gwénaouel Houet à l'approche des élections municipales de 2020 à Avranches

A l'occasion de cette nouvelle année 2019, même si nous sommes déjà en février, je tenais à présenter aux avranchinais et avranchinaises tous mes meilleurs voeux, surtout que vous pensiez à voter pour moi aux élections municipales et communautaires de mars 2020, enfin si je me représente.
Cela c'est une autre histoire.

En attendant petite rétrospective sur l'année 2018 et flash-back sur ce premier mois de janvier 2019 me concernant. Il y a matière.

2018 a été annus horribilis.
Comme en 2014, année horrible où j'ai perdu la mairie d'Avranches face à David Nicolas, mon ancien emploi jeune quand j'étais maire ou en 2017 avec la perte de mes mandats de président de l'Intercom et de dépouté du soud Manche.
En effet les 2 procès en diffamation perdus en février et septembre 2018 dans l'affaire de la vidéo parodique ont été vécus comme une humiliation (lire ici).
Je pensais prendre ma revanche contre le bloggeur et l'empêcheur de tourner en rond François Groualle.
Je pensais le faire condamner au pénal, lui soutirer 10.000€ en dommages et intérêts et faire enlever la vidéo litigieuse d'internet.
Peine perdue, les juges à deux reprises n'ont pas fait droit à mes demandes pour une sombre question de prescription.
Un vrai scandale. Y'a pas de justice !!!!


Bon, il ne faut pas que je critique l'institution car j'ai bien été content que le Procureur de la République de Coutances classe la plainte pour diffamation déposée par le bloggueur avranchinais quand je l'ai insulté à la bergerie de Genêts (lire ici et là).
Je ne remercierais jamais assez mes amis Catherine Brunaud-Rhyn, John Kaniowski ou mon fidèle André Bazin de m'avoir couvert, sinon j'étais bon pour le tribunal correctionnel de Coutances. 

Heureusement en fin d'année, je suis revenu sur le devant de la scène.
Grâce aux amis du barrage sur la Sélune et indirectement grâce aux gilets jaunes.

En effet, depuis le 17 novembre 2018, tous les samedis les gilets jaunes se mobilisent pour réclamer plus de pouvoir d'achat, plus de démocratie directe, ... revendications que personnellement je soutiens. Plus par stratégie politicienne que par conviction personnelle.

Ca ne mange pas de pain. Et puis cela peut payer lors des prochaines échéances électorales. Je ne vous fais pas un dessin.
Je ne suis plus maire, ni dépouté, ni président d'intercom et je compte bien me refaire, comme au poker.
Je ne vais pas passer pour LE LOSER du soud Manche dans l'histoire du territoire, quand même.

Ainsi, samedi 15 décembre dernier, un rassemblement a eu lieu à Avranches en présence des gilets jaunes et des défenseurs des barrages sur la Sélune.
Ces derniers ont brillamment compris que leur cause pouvait mobiliser davantage en s'associant avec les gilets jaunes.
Comme vous le savez, je suis contre l'arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.
Comme j'ai été contre le déploiement de la ligne THT conséquence de la création de l'EPR de Flamanville auquel je ne me suis pas opposé quand j'étais conseiller général du canton d'Avranches, contre la suppression du TGI d'Avranches découlant de la réforme de la carte judiciaire que j'ai voté es qualité de dépouté, ... et j'en passe et des meilleurs.
On a vu le résultat.
Mais avais-je le choix? Si je veux pas aliéner mon électorat lors des élections, il faut soutenir les actions populaires même si cela va à l'encontre du l'intérêt général, de la politique du gouvernement, ...

« Clientélisme, Populisme, Opportunisme, et Cyclisme » est ma devise et la pierre angulaire de mon action politique quand j'étais au pouvoir. On a qualifié cela de Houetisme ou Huetisme, selon.

Malheureusement les français.es ne supportent plus les élus qui pensent pense plus à eux-même, à leur ré-élection qu'à l'intérêt général, au développement de leur commune ou du territoire, ...
C'est regrettable.


Donc pour revenir au rassemblement à Avranches, comme chaque fois, j'ai dit en public tout le mal que je pensais de la destruction des barrages, que tout est encore possible, qu'il faut rester mobiliser, blabla ...

lire la vidéo à partir de 8'40" 





Les gilets jaunes, c'est un mouvement que je soutiens à 300% depuis que je suis maintenant dans l'opposition.
Car naturellement si j'étais dépouté de la majorité présidentielle, ma position serait inverse. Normal, non?

Début janvier, j'ai soutenu la cause en publiant un message sur le réseau social twitter. Il a fait polémique ce tweet.
Mais moindre qu'en 2016 qui a été à la genèse de la vidéo parodique évoquée plus haut (lire ici).

Mon premier tweet de l'année 2019 comparait l'interpellation d'Eric Drouet, un des leaders des gilets jaunes, à une opération de police politique de l'époque du régime de Vichy en m'interrogeant sur « La République exemplaire de Macron ? »


lire mon tweet :


Bien sûr, il y a eu des réactions, mais peu en comparaison d'avec celles de 2016, mais il est vrai que je suis maintenant inexistant politiquement :

C'est clair que j'ai dérapé.
J'aurais du lire et relire le tweet avant de la publier. Mais je suis un impulsif et il arrive ce qu'il arrive.

J'espère que cela n'aura pas d'incidence sur ma carrière professionnelle.
En effet depuis que j'ai perdu tous mes mandats exécutifs locaux et parlementaires, je n'ai plus de revenu.
J'ai du revenir à mon premier métier avant d'entrer en politique (grâce à l'ancien député-maire René André), celui de fonctionnaire d'une antenne du Ministère de l'Agriculture à Rennes.
Or tant que fonctionnaire, je suis soumis au devoir de réserve, celui ne pas critiquer, dénoncer publiquement l'action de l'Etat, au risque de sanction disciplinaire.
J'espère que ma hiérarchie n'est pas informée de mes actions et prises de positions borderlines ...

En ce début d'année, comme chacun, je me promets de prendre des résolutions.
Notamment d'être plus visible politiquement.
Il faut que l'on me voie et que l'on m'entende.
Il le vaut mieux à l'approche des élections de 2020.
Car je suis transparent politiquement depuis un an et demi, depuis juin 2017.

Je suis quoisiment aux abonnés absents aux différentes cérémonies patriotiques ou du souvenir (ex 8 mai, 11 novembre, ..), aux inaugurations d'évènements ou aux vernissages d'expositions au Scriptorial ou musée d'Art et d'Histoire, aux conseils municipaux ou communautaires, ...

Ainsi en ce début d'année j'ai fait mon grand come-back au premier conseil municipal 2019 d'Avranches.
Un conseil municipal d'importance puisqu'on élisait le nouveau maire et les adjoints suite à la création de la commune nouvelle d'Avranches qui regroupe cette dernière et la commune de Saint-Martin-des-Champs.
David Nicolas, mon ancien emploi jeune qui a pris ma place de maire en mars 2014, a sans surprise été élu maire de la commune nouvelle.
Lors de l'élection des adjoints, j'ai ramené ma science en exigeant qu'un poste d'adjoint soit réservé à l'opposition, pour mon ami et collègue Alain Morazin ; motivant ma demande pour des questions de démocratie et de représentativité. Ma liste avait rassemblé 46,41% des suffrages aux élections municipales de 2014 et il était normal que l'opposition ait un poste d'adjoint.
Je me suis bien gardé de dire que quand j'étais maire, je n'ai jamais offert un poste d'adjoint à mon opposition.
Fin tacticien, David Nicolas n'a pas rejeté d'emblée en séance ma demande comme j'aurais pu le penser, alimentant alors davantage la polémique. 

Il m'a proposé une réunion dans les jours à venir pour en discuter.

lire la vidéo à 3'13"


Deux jours plus tard, je faisais publier dans les médias locaux un communiqué de presse, reprenant mon argumentaire en conseil.
Au regard de cette provocation, autant dire que je pouvais dire adieu au poste d'adjoint pour l'opposition.
Etait-ce cela l'objectif ?
Non, l'idée était de me relancer politiquement et montrer comment l'actuelle municipalité était anti-démocrate. De la politique politicienne.

Donc les élections municipales et communautaires de mars 2020 approchent.
Déjà l'hebdomadaire La Manche Libre en a fait sa manchette dans son édition du 5 janvier 2019 en publiant un photomontage des probables candidats à Avranches.
D'un coté moi et « Tonio », le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseiller départemental du canton d'Avranches et de l'autre David Nicolas, maire d'Avranches et président de la Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie.

Bien sûr que j'ai envie d'y aller comme on dit, de reprendre ma revanche, comme titre La Manche Libre.
Mais difficile de retrouver la motivation après les humiliations électorales de 2014 et 2017 et judiciaires de 2018.
Mais il faut y croire.
J'ai commencé à travailler sur la campagne électorale.
Je peaufine le programme : baisse des impôts, réduction des dépenses de fonctionnement et du personnel municipal, relance du projet de salle de spectacle et de congrès, augmentation des subventions pour la pétanque et le vélo, réactivation des éclats de rire, ...
Un programme bien populiste qui devrait plaire aux électeurs et électrices d'Avranches.

En communication, les affiches sont quoisiment prêtes. Je peux vous dire qu'elle vont décoiffer.

En attendant, je compte ainsi sur vous et sur votre soutien pour m'aider à reconquérir la mairie d'Avranches et la présidence de l'intercom.
A très bientôt.

votre dévoué Gwénaouel

dimanche 1 avril 2018

moi, Gwenaouel Houet, je me relance en politique à Avranches - 1er avril 2018


Je ne sais pas pourquoi, je sens quoisiment que la mauvaise passe est derrière moi.
Parce que depuis 2010, comme à la roulette au casino, rien ne va plus.


J'étais dépouté, maire d'Avranches et président d'intercommunalité et aujourd'hui je ne suis plus rien.
Sinon un simple conseiller municipal et élu communautaire d'opposition.
Je suis redevenu un fonctionnaire après avoir réintégré mon ancienne administration : le ministère de l'Agriculture.
Un « loser », comme ils disent les jeunes !!!

La chronologie.
En avril 2010, je perds le procès contre François Groualle, le blogueur d'avranches (dés)infos qui m'a attaqué au Tribunal Administratif de Caen pour lui avoir, en complète illégalité, interdit de filmer mon conseil municipal en 2009 (lire ici).
la vidéo de la séquence (MAJ 04-03-2018 - 23h00) :


Aux élections municipales de mars 2014, je perds ma mairie d'Avranches contre le krypto-gauchiste David Nicolas, un ancien emploi-jeune de la ville et bleu en politique (photo à droite).

En décembre 2016, président de la communauté de communes d'Avranches Mont-Saint-Michel, je renonce à me présenter à l'élection pour la présidence de la future Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, trop peur de me ramasser et me faire humilier. Un mauvais signal à quelques mois des élections législatives de juin 2017.
Pour la petite histoire, j'ai envoyé Catherine Bunaud-Rhyn au charbon ; pas de chance, elle s'est gamelée à quelques voix près face au gars Nicolas.


En juin 2017, «jamais deux sans trois», je perds mon troisième mandat électif : dépouté de la deuxième circonscription de la Manche.
Pourtant j'avais blindé ma (pré)campagne électorale : un tweet polémique raciste en juin 2016 pour me mettre dans la poche les électeurs de l'extrême-droite (lire ici), une campagne sur la défense des barrages sur la Sélune, l'achat de "like" et d'abonnés sur mes comptes facebook et twitter (lire ici) et du phoning intensif auprès des électeurs et électrices de la circo.
Rien n'y a fait, au deuxième tour, je suis battu par le macroniste Bertrand Sorre.

En aparté, comment un homme politique de droite (Les Républicains), sur une terre de droite, comment j'ai pu perdre toutes ces élections.
Je ne comprends pas encore.
Peut-être le manque de maturité politique des électeurs et électrices du soud Manche?

Et la série noire n'est pas terminée. Elle s'est poursuivie avec la décision du Tribunal Correctionnel de Coutances qui, en février dernier, a prescrit la procédure concernant l'affaire dite de la vidéo parodique d'Hitler.
Pour mémoire, j'avais porté plainte contre X en juillet 2016, même si je savais qui en était l'auteur.
Et au final le procès est perdu.
Y a pas de justice!!!
Entre-nous, en tant que dépouté, si j'avais pas voté les lois qui ont réduit le budget et le nombre de personnel de la justice, cette dernière serait certainement plus efficace et plus juste.
Je suis en quelques sorte «l'arroseur-arrosé».

« Touchant le fond, on ne peut que remonter » comme on dit.
Et deux récentes séquences me donnent l'impression que la scoumoune est derrière moi, que tout est possible, notamment la possibilité de me relancer en politique.



La première est le classement sans suite par les services du Procureur de la République de Coutances d'une plainte pour injure et diffamation déposée à mon encontre.
Les faits. Début mars, à Genêts, lors d'une manifestation de soutien à une bergerie menacée de destruction, j'avais interpellé avec des propos fort peu courtois l'administrateur du blog avranches (dés)infos présent lui-aussi sur les lieux.


Je ne sais pas pourquoi quand je vois «le petit chauve qui se prend pour un grand journaliste», comme je l'ai écrit sur mon journal Facebook en novembre 2016 (image à droite), mon sang bout et je perds mes moyens.

Sur Facebook je reconnais qu' «une discussion vive a eu lieu» mais ne comptait pas sur moi pour confirmer mes propos rapportés par le blogueur : « Goering, ministre de l'information d'Hitler », « abruti », « connard », « casse-toi pauvr' mec », ... (lire ici)

Heureusement pour moi, entendus par la Gendarmerie, mes ami(e)s  présents et témoins de la scène sont restés évasifs, à savoir Catherine Brunaud-Rhyn, maire de Genêts, vice-présidente du Conseil Départemental de la Manche et Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie et ma colistière aux élections législatives de juin 2016 (cf. photo à droite), John Kaniowski, président de l'association des amis du barrages que j'ai soutenu activement et André Bazin, mon fidèle premier adjoint quand j'étais maire d'Avranches.

Avec deux versions différentes, le Parquet de Coutances ne pouvait que classer sans suite la plainte du blogueur diffamé et injurié.
Je reconnais que j'ai eu chaud. Cette histoire aurait pu briser définitivement tout come-back en politique.
Je ne remercierais jamais assez mes ami(e)s de ne pas avoir corroboré les dires du blogueur devant les gendarmes.

La seconde est le récent fait divers qui a ému la France entière, à savoir la mort du gendarme Arnaud Beltrame suite à la prise d'otage à Trèbes, près de Carcassonne, par un illuminé islamiste se réclamant de Daech.
Arnaud Beltrame je l'ai bien connu quand il était commandant de compagnie à Avranches entre 2010 et 2014.
J'étais moi-même dépouté-maire et eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre de mes fonctions et de cérémonies officielles.
J'avais dû m'entretenir avec lui quand j'ai pris la décision en septembre 2011 d'installer un système de caméras de vidéosurveillance à Avranches, alors que rien ne le justifiait. 
Mais à l'époque il fallait faire plaisir au président Nicolas Sarkozy et à sa politique sécuritaire. (lire ici)
Et puis je le croisais régulièrement lors des cérémonies patriotiques du 8 mai, 11 novembre, ...

Après le décès tragique d'Arnaud Beltrame, les médias se sont emparés du passé du héros-martyr.
A cette occasion, j'ai été interviewé notamment par le quotidien Ouest-France et la télévision régionale France 3 Normandie.
extraits
Ouest-France, samedi 24 mars 2018 (lire ici):
« La voix tremblotante, Guénhaël Huet, ancien député de la Manche et président de la communauté de communes d'Avranches-Mont-Saint-Michel, raconte un homme « qui n’a peur de rien, qui va à l’affrontement, qui est présent ». A Avranches, le gendarme avait mis en place des patrouilles de proximité en ville. « C’est quelqu’un qui avait un très fort sens du devoir. »

France 3 Normandie, samedi 24 mars 2018 (lire ici):



Les jours suivants, les avranchinais qui m'avaient oublié depuis mes défaites successives m'ont interpellé « dis, Gwénaouel, on t'a vu à la télé l'autr' soir! ».
J'étais trop ravi de revenir au premier plan.

Et puis il y en a qui se plaignent de la politique municipale et de l'"autoritarisme» du maire d'Avranches : la verbalisation des automobilistes sur les zones bleues dans le centre-ville, ...

Et je me dis, « Gwénaouel, t'es pas fini. Tu peux te refaire en politique, comme au poker. »
Ma décision est prise, je me présenterais aux prochaines élections municipales en 2020.
Après des mois de silence et d'oubli volontaire, on me reverra dans le bourg.
Je vais rencontrer les avranchinais.es, dire tout le mal que je pense de la politique bo.bo de l'actuelle municipalité et recruter mes futurs colistiers.

venez me rejoindre, je compte sur vous
votre dévoué Gwénaouel




mercredi 31 mai 2017

moi Gwénaouel Houet en campagne pour les législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le soud Manche : les dossiers nationaux

Après «un dépouté vrai pour le soud Manche», en 2007 (lire ici)
Après «le dépouté de tous», en 2012 (lire ici)
Le slogan de ma campagne des législatives des dimanche 11 et 18 juin 2017 sera «conviction et fidélité» (lire ici).
J'ai passé des semaines à trouver cette phrase choc qui ne veut rien dire. Mais bon ça pète bien, comme ils disent les jeunes.

C'est toujours mieux que «duplicité ou sincérité» que me proposait Tonio en référence à mon tweet polémique de juin 2016 (lire ici).
Tonio vous savez c'est le surnom gentil d'Antoine, mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches et le fils de Bruno, mon ancien adjoint aux finances quand j'étais maire d'Avranches et toujours prêt à me signer des attestations de complaisances lors du procès de la caméra interdite en conseil municipal (lire ici).

«C'était pour rire!!» me dit Tonio.
«Des blagues toutes pourries comme celles-là tu les gardes pour toi si tu ne veux pas finir à Pôle emploi» lui répondis-je aussi sec.
Poursuivant «tu sais Tonio, sans moi tu ne serais rien en politique», ...  «je t'ai formé et mis en selle». 
«Mais attention mon bonhomme, ce que je peux faire, je peux défaire ...»
Ca calme ...
Y a des fois, il faut quand même montrer qui c'est le chef, non mais sans blague.

Après le précédent billet sur quelques aspects de mes interventions sur les dossiers locaux tels la déviation "est" d'Avranches qui ne se fera jamais ou sur l'arasement des barrages sur la Sélune dont l'issue est scellée d'avance mais dont les atermoiement dont je suis à l'origine feront qu'il n'y aura plus de financement pour revitaliser la vallée de la Sélune une fois les barrages effacés.

Quelque part je m'en fous quoisiment.
Après mon troisième mandat de dépouté, je serais en retraite  si je veux et pourrais retourner dans le Morbihan, ma Bretagne natale.
¶J'irai revoir ma Bretagne, c'est le pays qui m'a donné le jour ... ¶ vraiment nulle cette chanson normande revisitée. 
Elle ne vaut pas «Loqmariaquer» d'Alain Chanfort. Tiens ça me fait penser qu'il faudrait que je retrouve la K7.

Que la vallée de la Sélune devienne une friche après la destruction des barrages, ce sera le cadet de mes soucis quand je serais en train de siroter un pastis dans un troquet en terrasse face au golfe du Morbihan. 
A la santé des imbéciles qui auront voté pour moi!!!

Je cause, je cause, mais je suis en campagne pour ma réélection pour un troisième mandat, le dernier si Macron fait passer son texte sur la moralisation de la vie politique en France.
Le con lui aussi. 
Donc je ne pourrais plus me présenter une quatrième fois pour être dépouté, ni embaucher des membres de ma famille comme ma belle-fille. N'importe quoi!
Si en tant que dépouté-employeur je ne peux plus embaucher qui je veux, autant revenir au communisme, non? 

Bon après avoir abordé quelques aspects des dossiers locaux, place aux dossiers nationaux auxquels j'ai été hyper actif à l'Assemblée Nationale.
Il est vrai que depouis que je ne cumule plus les fonctions de maire d'Avranches (ayant été viré en 2014 par le jeune morveux de David Nicolas) et de président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel en début d'année (de peur de me faire ramasser par le même morveux aujourd'hui président), je peux quoisiment consacrer 100% de mon temps à mon métier de dépouté.

Donc je suis présent tous les mercredi après-midi dans l'hémicycle car la séance est filmée et retransmise à la TV.
Comme tous mes collègues, je m'arrange pour poser des questions au gouvernement pour que l'on me voit. 
Pour les électeurs et électeuses de la circonscription, ça fait le gars qui s'intéresse.
Là, je prends ma respiration et sur un ton agressif, j'interpelle le ou la ministre.
Seulement, je ne sais pas pourquoi je passe souvent sinon systématiquement pour un guignol.

Le sujet est-il bien choisi? la question est-elle bien posée?
En tout cas, la réponse apportée par le membre du gouvernement me fait à chaque fois regretter d'avoir posé la question.

Quelques exemples, vidéos à l'appui, concernant l'insécurité, la culture ou l'agriculture.

1 - Question sur les chiffres de l'insécurité posée au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls du 29 janvier 2014 :
A l'antienne «La sécurité est la première des libertés» que je rabâche au longueur de temps dans la circonscription et qui est un contre-sens (lire ici), la réponse de Valls ne se fait pas faire attendre : «La sécurité est un droit pour les français et mérite un autre débat que les caricatures dont vous venez encore de faire preuve».
la vidéo :


2 - Question sur la budget de la culture posée au ministre de la Culture, Fleur Pellerin en 2015
«Depuis l'été 2014, 150 festivals ont disparu en France» je me scandalise.
Pas décontenancée, la ministre m'explique que les festivals vivent. Ils naissent bien sur et parfois ils meurent ... parce qu'ils n'ont pas trouvé leur public, ...blabla.
Ca je le devrais le savoir, car j'en ai fait crever des festivals et associations culturelles quand j'étais maire à Avranches (lire ici)
la vidéo :


3 - Question sur la crise agricole posée au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll en juillet 2015.
On sent chez moi toute l'agressivité dans la question, n'hésitant pas à demander la démission du ministre de l'agriculture. Peur de rien.
En 1'50", Le Foll m'a remis en place, non sans bon sens ...
la vidéo :

Sur la crise agricole, depuis que je suis dépouté, c'est-à-dire depuis 2007, j'ai quoisiment systématiquement voté des lois qui allaient à l'encontre des intérêts de la profession (lire ici).
Bien sur que les paysans du soud Manche s'en rendent compte, mais ils ne sont pas rancuniers et je peux compter sur eux pour voter pour moi aux élections.

Pour les prochaines, celles des 11 et 18 juin 2017, ils peuvent déjà venir à mes réunions publiques, il y a des coups à boire.
Et surtout n'oubliez pas de voter pour moi.
votre dévoué Gwénaouel

lundi 1 mai 2017

moi Gwénaouel Houet ne donne aucune consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle 2017

«Dis Gwénouael, tu ne vas vraiment pas donner de consigne de vote pour le second tour?
Tous les responsables nationaux répoublicains comme Fillon, Jouppé, Sarkouzy appellent à voter Macron,» me dit Tonio.
Tonio comme vous le savez c'est le surnom gentil de mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches. 
Sans moi il ne serait rien politique et quand je l'entends me poser cette question, il y a des fois je me demande si un jour il comprendra quelque chose en politique et s'il fera carrière comme moi dans le soud Manche. 

«Tonio, tu sais que j'ai fait une déclaration à la presse dimanche dernier, au soir du premier tour, j'ai dit que je ne donnerais aucune consigne de vote en précisant que personnellement «je voterai selon mon ancrage répoublicain». (cf. Ouest-France 24/04/2017)
Cette déclaration est suffisamment floue pour ne pas me mettre à dos les électeurs à la droite de la droite, si tu vois ce que je veux dire. J'aurais quoisiment besoin de leurs voix au second tour des législatives si la candidate FN n'y est pas.
Tu piges la stratégie ou il faut te faire un dessin. 
C'est comme mon tweet polémique en juin dernier. Je ne l'ai pas publié comme cela, c'était réfléchi, prémédité. Toujours pour plaire à l'électorat qui vote FN (lire ici et là). 
T'as bien vu les résultats du premier tour de dimanche dernier sur le territoire, t'as bien vu qu'ils sont plus nombreux que l'électorat de Poutou et Lassalle réuni!!».


«Tu comprends bien qu'il est hors de question que je change d'avis maintenant».
Même si, entre-nous, le retournement de veste est une de ma spécialité» (lire ici).
Je poursuis : «Sur ce coup là je ne dois pas changer de cap si je veux avoir une chance d'être ré-élou pour un troisième mandat.
Rappelle toi 2012, c'est les voix du FN qui m'ont fait ré-élire» (cf. lire coupure de presse Ouest France, cliquer pour agrandir).
«Et puis c'est aussi dans ton intérêt, si tu veux garder ta place d'assistant parlementaire comme tes 5 autres petits copains et copines, as tu compris?»
Ce genre de réflexion, ça fait réfléchir, comme dirait l'autre.

«Donc si tu veux faire une carrière politique dans le soud Manche, tu suis mes conseils : les grands principes répoublicains, tu les mets de coté si cela risque de compromettre tes projets.
Ce qui compte c'est ton intérêt perso, l'intérêt général vient après.
Les donneurs de leçon et les grands moralisateurs, ce ne sont pas eux qui vont t'aider si tu perds une élection et les indemnités qui vont avec.
Il faut toujours être opportuniste et pragmatique»

C'est clair que cela va être chaud aux législatives en juin, mon bilan de dépouté est nul, je n'ai plus les "grands" élous du soud Manche dans la poche, les Badiou, Goupil et compagnie.
En plus, je suis complètement déconnecté sur ce qui se passe sur le territoire. Je suis vraiment à la ramasse sur les grands dossiers locaux. 
Pour preuve je ne me suis même pas déplacé à Matignon la semaine dernière pour la réunion sur le changement de gouvernance au Mont-Saint-Michel, réunion où étaient présents les deux autres parlementaires du soud Manche les sénateurs Jean Bizet et Philippe Bas (lire ici).
Il va falloir que je me reprenne, sinon je vais droit dans le mur. Mais n'est-il pas déjà trop tard?

En attendant, bon vote pour dimanche, mais le seul bon vote qui compte pour moi, c'est celui du premier et second des législatives en vue de ma réélection.


Gwénaouel Houet, votre dépouté moins vrai que tout faux du soud Manche en campagne pour un troisième mandat.

jeudi 13 avril 2017

moi Gwénaouel Houet invite Christian Jacob à Granville mardi 18 avril 2017

Pas rancunier mon boss et collègue dépouté à l'Assemblée Nationale ou a-t-il oublié lui aussi la séquence?
Je parle bien sûr de Christian Jacob, le président du groupe parlementaire Les Répoublicains au Palais Bourbon.

Pour la petite histoire, je le fais venir à Granville mardi 18 avril 2017 pour animer une réunion publique LR dans le cadre de l'élection présidentielle.

Je n'en reviens quoisiment pas qu'il ait accepté l'invitation. 
Il y a trois ans, le 4 juin 2014, je l'avais mis en grande difficulté dans l'émission matinale de Jean-Jacques Bourdin, "Bourdin Direct" sur BFMTV.
Pas trop réputé pour être tendre avec ses invités, le gars Bourdin l'avait questionné et même harcelé sur mon fa(/u)meux amendement "col blanc" que j'avais co-écrit et déposé au bureau de l'Assemblée Nationale deux jours plus tôt (texte amendement 406 dit "col blanc").

Le texte en question visait la décriminalisation des crimes financiers. Pour faire simple, je souhaitais que les délits financiers comme les malversations, les escroqueries, le blanchiment d'argent puissent ne plus conduire en prison.

Rétrospectivement, c'est vrai que cet amendement n'était pas trop intelligent, alors que nous étions en pleine affaire politico-financière Bygmalion (lire ici).
Entre-nous, si je faisais quoi que ce soit d'intelligent, ça se saurait, non?

la vidéo "Bourdin Direct" sur BFMTV avec Christian Jacob : cliquer ici, c'est vivement conseiller pour comprendre la suite.


Pas à trop à l'aise et plutôt embarrassé sur le sujet le boss. 
Visiblement, vue sa réaction, il n'avait pas eu vent de mon amendement.

Il a fait du bruit ce texte auprès de mes collègues dépoutés.  «Proposition fantaisiste» ou «provocation» disaient-ils. Peut-être, et alors?
Sans oublier les médias (lire ici ou là) et les réseaux sociaux (lire ici).

Au moins, on parlait de moi, comme le tweet polémique au relent raciste de juin 2016 qui a buzzé sur internet et dans les médias et à l'origine de la plainte pour diffamation et outrage public contre (Monsieur) X, enfin contre le blogueur d'Avranches (lire ici).
Sur les deux séquences, j'ai eu «mon quart d'heure de célébrité» comme aurait dit Andy Warhol (lire ici).
Amendement "col blanc", tweet polémique et bien d'autres sujets, même si on ne parlait pas de moi en bien, on parlait de moi, ce qui signifiait que J'EXISTAIS. 
J'ai lu cela il y a quelques années dans un ouvrage «la psychologie pour les nuls» quand j'étais en vacances d'été à Locmariaquer.

Pour revenir à l'amendement "col blanc", Christian Jacob, à son retour du studio BFMTV, m'a convoqué dans son bureau au Palais Bourbon. 
Alors que j'étais en train de finir une grille de soduku et que, pour une fois, j'étais à l'Assemblée Nationale. 


«Gwénaouel, c'est quoi cet amendement, bordel? Il me dit, furieux.
T'es vraiment tombé sur la tête!!! Cela en pleine affaire Bygmalion. 
Avec ton amendement, tout le monde va croire que l'UMP cherche à couvrir Sarko et les autres. 
Tu tends le bâton pour te faire battre. Et le pire que c'est moi qui prend les coups chez Bourdin.
Gwénaouel, tu vas me retirer cet amendement illico presto!!»

Bien informé, le jour même, le quotidien gauchiste Libération résume sur son site internet la séquence (source ici) :
 «Fin de la polémique. Le député UMP Guénhaël Huet (Manche) a retiré ce matin, après un entretien avec le patron de son groupe parlementaire Christian Jacob, l'amendement numéro 406 qu’il avait déposé sur le projet de loi de réforme pénale. Le texte, auquel s’étaient associés plusieurs élus de droite, proposait de n’emprisonner que les auteurs d’un «crime commis à l’encontre d’une personne physique et qui porte atteinte à cette personne directement». 
Une formulation d’ailleurs un peu maladroite, reconnaît l’élu de la Manche : «J’aurais dû utiliser le terme "délit" plutôt que "crime".»

Qui d'entre-vous s'était souvenu de cette polémique? Personne, pas même Christian Jacob, puisqu'il sera à Granville mardi prochain à la salle du Hérel à 19h30. 
A moins qu'il ne soit pas rancunier, ce qui n'est pas une de mes qualités (cela se saurait) ...

A mardi prochain à Granville, mes ami(e)s, je compte sur vous.
votre fidèle et dévoué Gwénaouel, en campagne pour les élections législatives pour un troisième mandat de dépouté sur la 2ème circonscription de la Manche.