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lundi 1 avril 2019

moi Gwénaouel Houet, je me présente aux élections municipales d'Avranches en mars 2020



J'ai beaucoup et longuement réfléchi à la question « J'y vais ou j'y vais pas ?? »
A quoi me direz-vous ? Aux élections municipales d'Avranches en mars 2020, pardi !!!

Depuis 2014, «  rien ne va plus », pour reprendre une expression de croupier de casino affecté à une table de roulette.

La descente aux enfers !!!

Moi, le dépouté-maire LR d'Avranches et président de la communauté de communes Avranches Mont-Saint-Michel, moi qui dirigeait la ville et le territoire comme « une baronnie » sous le Moyen-Age pour reprendre une expression d'une journaliste de France 3 Basse-Normandie (lire la vidéo), je ne suis plus rien.
« Un loser » comme ils disent les jeunes.

Quelques éléments chronologiques pour les béotiens en politique locale :
  • mars 2014, député-maire sortant, je perds la mairie d'Avranches face à David Nicolas, qui se présentait pour la première fois à une élection et ancien emploi-jeune de la ville quand j'étais maire. Une des seules villes perdues par la droite sur ce scrutin !!!
  • janvier 2017, je perds la tête du nouvel EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en ne me présentant pas à la présidence de la Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, de crainte de me prendre une nouvelle veste face à David Nicolas, candidat. J'ai envoyé au charbon Catherine Brunaud-Rhyn, ma suppléante aux élections législatives de 2017.
  • juin 2017, jamais deux sans trois, mon dernier mandat tombe, celui de parlementaire. Je ne suis pas réélu pour un troisième mandat de dépouté du soud Manche. Au deuxième tour des élections législatives, je suis balayé par Bertrand Sorre,  maire de Saint-Pair, candidat LaREM.
Moi, l'animal politique qui avait tout POUVOIR dans le soud Manche, qui faisait la pluie et le beau temps, je n'ai plus aucun mandat exécutif et quoisiment plus aucune influence sur le territoire.
Je ne suis plus qu'un simple conseil municipal d'opposition à Avranches et conseiller communautaire à l'agglomération. La lose.

Et puis il y a mes déboires judiciaires avec François Groualle, l'empêcheur de tourner en rond et administrateur du blog avranches (dés)info(rmation)s (lire ici) et d'autres (lire là).
Deux procédures contentieuses, deux échecs.
L'une administrative quand il m'a attaqué en 2007 devant le tribunal administratif de Caen pour excès de pouvoir parce que je lui avais interdit de filmer le conseil municipal (lire ici).
L'autre au pénal, en 2016, quand j'ai porté plainte pour diffamation concernant une vidéo parodique (lire ici). 
« Y a pas de justice!! » pour reprendre un sketch de Fernand Raynaud !!!

Que suis-je devenu depuis ? On me prête différentes activités professionnelles. 
Que j'aurais regagné mon administration d'origine, fonctionnaire au Ministère de l'agriculture et travaillerais à temps partiel dans une direction déconcentrée à Rennes.
Que je serais vacataire à la faculté de droit à Rennes 1, donnant des cours à droite (surtout) et à gauche. 
Que je serais auto-entrepreneur, vendant au détail sur le marketplace de la multinationale Amazon des objets made in China achetés en gros sur Alibaba ou Wish.
Je vous laisse mener votre petite enquête.

En tout cas, aller au travail comme un simple salarié, pointant à l'arrivée et à la sortie du travail, j'ai du mal à m'y faire, moi qui était au bon vieux temps maître de mon temps. 

C'est pourquoi je m'interroge sur mon avenir. 
Je ne vais pas finir ma carrière comme fonctionnaire, quand même!!!
« Ta vie, c'est la politique !!! » me réconforte Tonio, le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseil départemental du canton d'Avranches. 
Tonio, je l'ai mis en selle en politique et formaté à mon image. Il y avait du boulot!!

C'est vrai qu'il a raison Tonio, je me suis rabattu sur la politique (grâce à mon mentor René André, ancien dépouté-maire d'Avranches que j'ai pris sa place en retournant toute sa majorité municipale, mais cela, c'est une autre histoire) quand je me suis rendu compte que je serais jamais un grand champion cycliste à l'image de Raymond Poulidor ou Jacques Anquetil.

La politique c'est ma vie, c'est dans mon ADN.
Le week-end et en semaine, quand j'ai du temps libre, je regarde la chaîne TV "LCP - Assemblée Nationale" me remémorant les années glorieuses où j'étais dépouté (2007-2017), même si, cumulant trois mandats, je n'étais pas souvent dans l'hémicycle. 
Un peu plus au fur-et-à-mesure que je perdais mes mandats de maire et de président d'intercom.

Et puis je ne peux pas rester sur 3 défaites électorales successives, c'est pas possible!!!
Bonjour mes pages Wikipédia et Wikimanche et mon image pour la postérité !!!

« Je vais me refaire en politique !!! » comme au poker, dit-on.
Et récupérer mes mandats perdus.

Dans un premier temps, la mairie d'Avranches, en dégageant en mars 2020 l'actuel édile de la ville David Nicolas qui m'a pris mon travail de maire en 2014.
Dans la foulée, j'espère lui donner le coup de grâce en l'évinçant de la présidence de l'agglomération en présentant un autre candidat comme Tonio ou Catherine Brunaud-Rhyn ou moi-même (abandonnant alors le mandat de maire, à cause de la scélérate loi sur le cumul des mandats).
Pour la députation, je verrais en temps utiles.

Je suis donc candidat pour les élections municipales d'Avranches et communautaires pour l'agglomération en mars 2020.

Pour ma campagne électorale, hors de question de laisser la direction à Tonio et autres amateurs.
On a vu les résultats en 2014 et 2017.
Les stratégies ont été mauvaises sur toute la ligne.
Comme par exemple aux législatives de 2017 d'acheter des "like" sur Facebook et  des "fallower" sur twitter, une connerie sans nom (lire ici). 
Sans oublier une campagne de phoning contre-productive, les électeurs ne supportant pas d'être dérangé pendant qu'ils regardent de JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 ou pendant qu'ils écoutent les "Grosses têtes" sur RTL.


Pour les élections municipales (et communautaires) d'Avranches, je vais faire appel à un pro.
A celui qui a fait gagner Donald Trump aux élections présidentielles américaines : STEVE BANNON, alors directeur exécutif de la campagne présidentielle du candidat républicain (cf. page Wikipédia) (photo à droite).

Depuis quelques mois, Steve Bannon m'a donné, par visio-conférence avec traducteur, des conseils pour gagner ces élections.
« Qui peut le plus, peut le moins » me dit-il. « Si j'ai réussi à faire élire l'homme le plus puissant de la planète, je dois pouvoir sans problème te faire gagner une élection dans un bourg de plus 10.000 âmes [depuis la fusion d'Avranches et de Saint-Martin-des-Champs en une commune nouvelle], à moins que tu ne sois vraiment nul et là je ne peux rien y faire !!!  » poursuit-il.

Je ne peux encore rien dire de la stratégie proposée par Steve pour gagner les municipales à Avranches, secret de campagne oblige.
Mais il m'a suggéré de reprendre son slogan de campagne pour Donald Trump « Make America Great Again » [rendre sa grandeur à l'Amérique] et l'adapter localement pour 2020, cela pouvant être une bonne idée, vu le succès aux "States".

C'est ce que je vais faire pour mes affiches et supports de communication pour Avranches et le soud Manche avec un petit jeu de mots qui devrait plaire aux jeunes.
« Make Avranches Houet again, vote for Gwénaouel 2020 » et « Make Soud Manche Houet again, vote for Gwénaouel 2020 ».


Seulement, pas de bol, je vais devoir refaire les visuels. Les images utilisées en fond ne sont plus d'actualité.
Le bar "La Renaissance" (sic) à Avranches a changé de propriétaire et le futur rade rebaptisé "Place to beer"  (il devrait ouvrir très bientôt) et le barrage sur la Sélune devrait d'être détruit ces tous prochains mois ...
Vraiment pas de bol.

Le gars Bannon m'a aussi coaché sur mon image et sur mon  apparence, me donnant des conseils et avis pour paraître plus sympathique et empathique.
Il m'a suggéré de porter une moumoute « à la Trump » pour cacher les quelques cheveux disgracieux sur le caillou.
«Ressembler à Trump c'est un plus, car chacun sait que c'est un winner !! Et ça peut faire la différence sur un scrutin serré » me convainc-t-il.
J'ai trouvé un modèle chez un perruquier à Paris. Parfait, la moumoute me va comme un gant.
Reste à la porter. Ça c'est une autre affaire. 
J'essaie déjà de m'y habiter à la maison avant sortir avec.

Vous vous imaginez que solliciter Steve Bannon, c'est pas donné.
Ca va me coûter un bras, mais avec l'argent économisé avec le « pognon de dingue » (dixit Emmanuel Macron) que j'ai perçu quand j'étais dépouté pendant quoisiment 10 ans, ça devrait le faire.

Reste plus qu'à constituer ma liste. Il me faut trouver 33 clampins, en plus de moi et de Tonio. Sur Avranches et Saint-Martin-des-Champs, après leur regroupement en janvier dernier.
Ça ne devrait pas poser trop de problème vu ma notoriété et mon programme qui va être décoiffant comme par exemple une baisse de 5% des impôts locaux, que j'ai proposé, en vain, au conseil municipal à Avranches lundi 25 mars dernier (lire ici) et d'autres promesses à venir bien démagogiques et populistes.

Naturellement celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre ma liste sont les bienvenus et peuvent me contacter via ce blog.

En attendant de vous communiquer la liste et mon programme, je vous dis à très bientôt, 
Votre dévoué Gwénaouel, candidat pour les municipales 2020.
« make Avranches et le soud Manche great again !!! »

dimanche 10 février 2019

flash-back 2018 et come-back 2019 de Gwénaouel Houet à l'approche des élections municipales de 2020 à Avranches

A l'occasion de cette nouvelle année 2019, même si nous sommes déjà en février, je tenais à présenter aux avranchinais et avranchinaises tous mes meilleurs voeux, surtout que vous pensiez à voter pour moi aux élections municipales et communautaires de mars 2020, enfin si je me représente.
Cela c'est une autre histoire.

En attendant petite rétrospective sur l'année 2018 et flash-back sur ce premier mois de janvier 2019 me concernant. Il y a matière.

2018 a été annus horribilis.
Comme en 2014, année horrible où j'ai perdu la mairie d'Avranches face à David Nicolas, mon ancien emploi jeune quand j'étais maire ou en 2017 avec la perte de mes mandats de président de l'Intercom et de dépouté du soud Manche.
En effet les 2 procès en diffamation perdus en février et septembre 2018 dans l'affaire de la vidéo parodique ont été vécus comme une humiliation (lire ici).
Je pensais prendre ma revanche contre le bloggeur et l'empêcheur de tourner en rond François Groualle.
Je pensais le faire condamner au pénal, lui soutirer 10.000€ en dommages et intérêts et faire enlever la vidéo litigieuse d'internet.
Peine perdue, les juges à deux reprises n'ont pas fait droit à mes demandes pour une sombre question de prescription.
Un vrai scandale. Y'a pas de justice !!!!


Bon, il ne faut pas que je critique l'institution car j'ai bien été content que le Procureur de la République de Coutances classe la plainte pour diffamation déposée par le bloggueur avranchinais quand je l'ai insulté à la bergerie de Genêts (lire ici et là).
Je ne remercierais jamais assez mes amis Catherine Brunaud-Rhyn, John Kaniowski ou mon fidèle André Bazin de m'avoir couvert, sinon j'étais bon pour le tribunal correctionnel de Coutances. 

Heureusement en fin d'année, je suis revenu sur le devant de la scène.
Grâce aux amis du barrage sur la Sélune et indirectement grâce aux gilets jaunes.

En effet, depuis le 17 novembre 2018, tous les samedis les gilets jaunes se mobilisent pour réclamer plus de pouvoir d'achat, plus de démocratie directe, ... revendications que personnellement je soutiens. Plus par stratégie politicienne que par conviction personnelle.

Ca ne mange pas de pain. Et puis cela peut payer lors des prochaines échéances électorales. Je ne vous fais pas un dessin.
Je ne suis plus maire, ni dépouté, ni président d'intercom et je compte bien me refaire, comme au poker.
Je ne vais pas passer pour LE LOSER du soud Manche dans l'histoire du territoire, quand même.

Ainsi, samedi 15 décembre dernier, un rassemblement a eu lieu à Avranches en présence des gilets jaunes et des défenseurs des barrages sur la Sélune.
Ces derniers ont brillamment compris que leur cause pouvait mobiliser davantage en s'associant avec les gilets jaunes.
Comme vous le savez, je suis contre l'arasement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.
Comme j'ai été contre le déploiement de la ligne THT conséquence de la création de l'EPR de Flamanville auquel je ne me suis pas opposé quand j'étais conseiller général du canton d'Avranches, contre la suppression du TGI d'Avranches découlant de la réforme de la carte judiciaire que j'ai voté es qualité de dépouté, ... et j'en passe et des meilleurs.
On a vu le résultat.
Mais avais-je le choix? Si je veux pas aliéner mon électorat lors des élections, il faut soutenir les actions populaires même si cela va à l'encontre du l'intérêt général, de la politique du gouvernement, ...

« Clientélisme, Populisme, Opportunisme, et Cyclisme » est ma devise et la pierre angulaire de mon action politique quand j'étais au pouvoir. On a qualifié cela de Houetisme ou Huetisme, selon.

Malheureusement les français.es ne supportent plus les élus qui pensent pense plus à eux-même, à leur ré-élection qu'à l'intérêt général, au développement de leur commune ou du territoire, ...
C'est regrettable.


Donc pour revenir au rassemblement à Avranches, comme chaque fois, j'ai dit en public tout le mal que je pensais de la destruction des barrages, que tout est encore possible, qu'il faut rester mobiliser, blabla ...

lire la vidéo à partir de 8'40" 





Les gilets jaunes, c'est un mouvement que je soutiens à 300% depuis que je suis maintenant dans l'opposition.
Car naturellement si j'étais dépouté de la majorité présidentielle, ma position serait inverse. Normal, non?

Début janvier, j'ai soutenu la cause en publiant un message sur le réseau social twitter. Il a fait polémique ce tweet.
Mais moindre qu'en 2016 qui a été à la genèse de la vidéo parodique évoquée plus haut (lire ici).

Mon premier tweet de l'année 2019 comparait l'interpellation d'Eric Drouet, un des leaders des gilets jaunes, à une opération de police politique de l'époque du régime de Vichy en m'interrogeant sur « La République exemplaire de Macron ? »


lire mon tweet :


Bien sûr, il y a eu des réactions, mais peu en comparaison d'avec celles de 2016, mais il est vrai que je suis maintenant inexistant politiquement :

C'est clair que j'ai dérapé.
J'aurais du lire et relire le tweet avant de la publier. Mais je suis un impulsif et il arrive ce qu'il arrive.

J'espère que cela n'aura pas d'incidence sur ma carrière professionnelle.
En effet depuis que j'ai perdu tous mes mandats exécutifs locaux et parlementaires, je n'ai plus de revenu.
J'ai du revenir à mon premier métier avant d'entrer en politique (grâce à l'ancien député-maire René André), celui de fonctionnaire d'une antenne du Ministère de l'Agriculture à Rennes.
Or tant que fonctionnaire, je suis soumis au devoir de réserve, celui ne pas critiquer, dénoncer publiquement l'action de l'Etat, au risque de sanction disciplinaire.
J'espère que ma hiérarchie n'est pas informée de mes actions et prises de positions borderlines ...

En ce début d'année, comme chacun, je me promets de prendre des résolutions.
Notamment d'être plus visible politiquement.
Il faut que l'on me voie et que l'on m'entende.
Il le vaut mieux à l'approche des élections de 2020.
Car je suis transparent politiquement depuis un an et demi, depuis juin 2017.

Je suis quoisiment aux abonnés absents aux différentes cérémonies patriotiques ou du souvenir (ex 8 mai, 11 novembre, ..), aux inaugurations d'évènements ou aux vernissages d'expositions au Scriptorial ou musée d'Art et d'Histoire, aux conseils municipaux ou communautaires, ...

Ainsi en ce début d'année j'ai fait mon grand come-back au premier conseil municipal 2019 d'Avranches.
Un conseil municipal d'importance puisqu'on élisait le nouveau maire et les adjoints suite à la création de la commune nouvelle d'Avranches qui regroupe cette dernière et la commune de Saint-Martin-des-Champs.
David Nicolas, mon ancien emploi jeune qui a pris ma place de maire en mars 2014, a sans surprise été élu maire de la commune nouvelle.
Lors de l'élection des adjoints, j'ai ramené ma science en exigeant qu'un poste d'adjoint soit réservé à l'opposition, pour mon ami et collègue Alain Morazin ; motivant ma demande pour des questions de démocratie et de représentativité. Ma liste avait rassemblé 46,41% des suffrages aux élections municipales de 2014 et il était normal que l'opposition ait un poste d'adjoint.
Je me suis bien gardé de dire que quand j'étais maire, je n'ai jamais offert un poste d'adjoint à mon opposition.
Fin tacticien, David Nicolas n'a pas rejeté d'emblée en séance ma demande comme j'aurais pu le penser, alimentant alors davantage la polémique. 

Il m'a proposé une réunion dans les jours à venir pour en discuter.

lire la vidéo à 3'13"


Deux jours plus tard, je faisais publier dans les médias locaux un communiqué de presse, reprenant mon argumentaire en conseil.
Au regard de cette provocation, autant dire que je pouvais dire adieu au poste d'adjoint pour l'opposition.
Etait-ce cela l'objectif ?
Non, l'idée était de me relancer politiquement et montrer comment l'actuelle municipalité était anti-démocrate. De la politique politicienne.

Donc les élections municipales et communautaires de mars 2020 approchent.
Déjà l'hebdomadaire La Manche Libre en a fait sa manchette dans son édition du 5 janvier 2019 en publiant un photomontage des probables candidats à Avranches.
D'un coté moi et « Tonio », le surnom gentil d'Antoine Delaunay, mon ancien assistant parlementaire et actuel conseiller départemental du canton d'Avranches et de l'autre David Nicolas, maire d'Avranches et président de la Communauté d'Agglomération Mont-Saint-Michel Normandie.

Bien sûr que j'ai envie d'y aller comme on dit, de reprendre ma revanche, comme titre La Manche Libre.
Mais difficile de retrouver la motivation après les humiliations électorales de 2014 et 2017 et judiciaires de 2018.
Mais il faut y croire.
J'ai commencé à travailler sur la campagne électorale.
Je peaufine le programme : baisse des impôts, réduction des dépenses de fonctionnement et du personnel municipal, relance du projet de salle de spectacle et de congrès, augmentation des subventions pour la pétanque et le vélo, réactivation des éclats de rire, ...
Un programme bien populiste qui devrait plaire aux électeurs et électrices d'Avranches.

En communication, les affiches sont quoisiment prêtes. Je peux vous dire qu'elle vont décoiffer.

En attendant, je compte ainsi sur vous et sur votre soutien pour m'aider à reconquérir la mairie d'Avranches et la présidence de l'intercom.
A très bientôt.

votre dévoué Gwénaouel

mercredi 31 mai 2017

moi Gwénaouel Houet en campagne pour les législatives des 11 et 18 juin 2017 dans le soud Manche : les dossiers nationaux

Après «un dépouté vrai pour le soud Manche», en 2007 (lire ici)
Après «le dépouté de tous», en 2012 (lire ici)
Le slogan de ma campagne des législatives des dimanche 11 et 18 juin 2017 sera «conviction et fidélité» (lire ici).
J'ai passé des semaines à trouver cette phrase choc qui ne veut rien dire. Mais bon ça pète bien, comme ils disent les jeunes.

C'est toujours mieux que «duplicité ou sincérité» que me proposait Tonio en référence à mon tweet polémique de juin 2016 (lire ici).
Tonio vous savez c'est le surnom gentil d'Antoine, mon assistant parlementaire et conseiller départemental du canton d'Avranches et le fils de Bruno, mon ancien adjoint aux finances quand j'étais maire d'Avranches et toujours prêt à me signer des attestations de complaisances lors du procès de la caméra interdite en conseil municipal (lire ici).

«C'était pour rire!!» me dit Tonio.
«Des blagues toutes pourries comme celles-là tu les gardes pour toi si tu ne veux pas finir à Pôle emploi» lui répondis-je aussi sec.
Poursuivant «tu sais Tonio, sans moi tu ne serais rien en politique», ...  «je t'ai formé et mis en selle». 
«Mais attention mon bonhomme, ce que je peux faire, je peux défaire ...»
Ca calme ...
Y a des fois, il faut quand même montrer qui c'est le chef, non mais sans blague.

Après le précédent billet sur quelques aspects de mes interventions sur les dossiers locaux tels la déviation "est" d'Avranches qui ne se fera jamais ou sur l'arasement des barrages sur la Sélune dont l'issue est scellée d'avance mais dont les atermoiement dont je suis à l'origine feront qu'il n'y aura plus de financement pour revitaliser la vallée de la Sélune une fois les barrages effacés.

Quelque part je m'en fous quoisiment.
Après mon troisième mandat de dépouté, je serais en retraite  si je veux et pourrais retourner dans le Morbihan, ma Bretagne natale.
¶J'irai revoir ma Bretagne, c'est le pays qui m'a donné le jour ... ¶ vraiment nulle cette chanson normande revisitée. 
Elle ne vaut pas «Loqmariaquer» d'Alain Chanfort. Tiens ça me fait penser qu'il faudrait que je retrouve la K7.

Que la vallée de la Sélune devienne une friche après la destruction des barrages, ce sera le cadet de mes soucis quand je serais en train de siroter un pastis dans un troquet en terrasse face au golfe du Morbihan. 
A la santé des imbéciles qui auront voté pour moi!!!

Je cause, je cause, mais je suis en campagne pour ma réélection pour un troisième mandat, le dernier si Macron fait passer son texte sur la moralisation de la vie politique en France.
Le con lui aussi. 
Donc je ne pourrais plus me présenter une quatrième fois pour être dépouté, ni embaucher des membres de ma famille comme ma belle-fille. N'importe quoi!
Si en tant que dépouté-employeur je ne peux plus embaucher qui je veux, autant revenir au communisme, non? 

Bon après avoir abordé quelques aspects des dossiers locaux, place aux dossiers nationaux auxquels j'ai été hyper actif à l'Assemblée Nationale.
Il est vrai que depouis que je ne cumule plus les fonctions de maire d'Avranches (ayant été viré en 2014 par le jeune morveux de David Nicolas) et de président de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel en début d'année (de peur de me faire ramasser par le même morveux aujourd'hui président), je peux quoisiment consacrer 100% de mon temps à mon métier de dépouté.

Donc je suis présent tous les mercredi après-midi dans l'hémicycle car la séance est filmée et retransmise à la TV.
Comme tous mes collègues, je m'arrange pour poser des questions au gouvernement pour que l'on me voit. 
Pour les électeurs et électeuses de la circonscription, ça fait le gars qui s'intéresse.
Là, je prends ma respiration et sur un ton agressif, j'interpelle le ou la ministre.
Seulement, je ne sais pas pourquoi je passe souvent sinon systématiquement pour un guignol.

Le sujet est-il bien choisi? la question est-elle bien posée?
En tout cas, la réponse apportée par le membre du gouvernement me fait à chaque fois regretter d'avoir posé la question.

Quelques exemples, vidéos à l'appui, concernant l'insécurité, la culture ou l'agriculture.

1 - Question sur les chiffres de l'insécurité posée au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls du 29 janvier 2014 :
A l'antienne «La sécurité est la première des libertés» que je rabâche au longueur de temps dans la circonscription et qui est un contre-sens (lire ici), la réponse de Valls ne se fait pas faire attendre : «La sécurité est un droit pour les français et mérite un autre débat que les caricatures dont vous venez encore de faire preuve».
la vidéo :


2 - Question sur la budget de la culture posée au ministre de la Culture, Fleur Pellerin en 2015
«Depuis l'été 2014, 150 festivals ont disparu en France» je me scandalise.
Pas décontenancée, la ministre m'explique que les festivals vivent. Ils naissent bien sur et parfois ils meurent ... parce qu'ils n'ont pas trouvé leur public, ...blabla.
Ca je le devrais le savoir, car j'en ai fait crever des festivals et associations culturelles quand j'étais maire à Avranches (lire ici)
la vidéo :


3 - Question sur la crise agricole posée au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll en juillet 2015.
On sent chez moi toute l'agressivité dans la question, n'hésitant pas à demander la démission du ministre de l'agriculture. Peur de rien.
En 1'50", Le Foll m'a remis en place, non sans bon sens ...
la vidéo :

Sur la crise agricole, depuis que je suis dépouté, c'est-à-dire depuis 2007, j'ai quoisiment systématiquement voté des lois qui allaient à l'encontre des intérêts de la profession (lire ici).
Bien sur que les paysans du soud Manche s'en rendent compte, mais ils ne sont pas rancuniers et je peux compter sur eux pour voter pour moi aux élections.

Pour les prochaines, celles des 11 et 18 juin 2017, ils peuvent déjà venir à mes réunions publiques, il y a des coups à boire.
Et surtout n'oubliez pas de voter pour moi.
votre dévoué Gwénaouel

lundi 3 octobre 2016

législatives 2017 - Thomas Collardeau à l'assaut de mon mandat de député du sud Manche

Bordel, mais qu'est ce qu'ils ont tous à vouloir prendre ma place?
Il faut que je leur rappelle les règles du jeu et la jurisprudence "Jozeau" (Marigné).
Cette jurisprudence dispose qu'un élu du soud Manche conserve ses mandats électifs tant qu'il n'en a pas décidé autrement.

C'est ce que m'on a expliqué à l'époque que j'étais assistant parlementaire de René André, enfin si j'ai tout bien tout compris.

Déjà que je n'ai pas digéré de perdre ma mairie d'Avranches aux dernières élections municipales en mars 2014.
J'étais dépouté-maire sortant et je me fais virer comme un malpropre par David Nicolas, un ancien employé de la ville et candidat pour la première fois à une élection.
La droite fait une razzia aux municipales et moi UMP/Les Républicains je perds ma ville face à bleu en politique. C'est un peu la honte, non?

J'ai compris la leçon.
Pour les législatives des 11 et 18 juin 2017, je vais blinder ma campagne. A droite toute. 
Pour satisfaire l'électorat bien réac du soud Manche, je vais mettre l'accent sur la sécurité qui est comme chacun sait la première des libertés, sur l'invasion des réfugiés musulmans à Avranches source de délinquance et risque de terrorisme, ... et naturellement sur le maintien des barrages sur la Sélune.

Depuis quelques mois, je suis par monts et par vaux à rencontrer les élus et le bon peuple.
Je leur dis ce qu'ils veulent entendre, comme cela ils sont contents. Et moi aussi.
Tout se passait bien quand j'ai eu écho avant l'été qu'un granvillais, catalogué divers droite, tâtait le terrain pour se présenter aux législatives l'année prochaine.
J'ai pas attendu longtemps pour savoir qui était ce type à vouloir prendre mon mandat de dépouté.
Il s'agit de Thomas Collardeau, un obscur avocat de Granville (photo du gars à droite).
Pour reprendre une expression de Brigitte Hayère, mon ancienne adjointe à la ville, devenue culte (l'expression, non Brigitte) : « il y en a qui n'ont pas grand chose à faire! » (lire  la vidéo ici).
Pour être sincère, ça a quoisiment gâché mes vacances estivales à Locmariaquer, d'où je suis originaire.
Là dans le Morbihan, j'ai prié et allumé régulièrement des cierges à l'église Notre-Dame pour qu'il abandonne cette sinistre idée.
Car je sens le danger avec ce Collardeau : il pourrait bien me faire perdre les législatives.

A la rentrée le gars a déclaré qu'il y allait. Courant septembre, il a organisé un point-presse à Avranches annonçant officiellement sa candidature. Zut, crotte!
J'ai lu ses propos dans la presse locale et sur le blog avranches (dés)informations - que je déconseille de visiter.
«La politique ne doit pas être un métier» qu'il dit. Il parle de moi naturellement.
Mais il faut bien vivre! Elu national c'est un bon job. Tu touches le pactole, tu voyages à l'oeil au frais du contribuable, tu perçois à la retraite une pension royale à faire mourir les retraités agricoles qui perçoivent le minimum vieillesse, ... et tu bénéficies d'au minimum de 130.000€ de réserve parlementaire pour arroser les associations et les communes des copains. Pas belle la vie?
Et puis si je n'ai plus de mandat qu'est-ce que je vais devenir? Retourner au ministère de l'agriculture d'où je viens? Y a-t-il encore de la place après tous les postes supprimés par la loi que j'ai votée sous Sarkozy?

«J'aime le territoire, j'aime les gens, blablabla» rajoute l'avocaillon.
Moi aussi que j'aime le soud Manche. Je me suis même fait floquer cet été un super T-shirt collector «I ♥ Soud Manche » sur un stand lors d'un fest-noz près de Carnac.
Et moi aussi j'aime les gens. Enfin presque tous. Tous ceux qui ont les mêmes idées que moi et ne me contredisent pas. Les autres je les détestent. C'est comme cela.
Avec moi, il n'y a pas deux poids et deux mesures, les gens sont avec moi ou contre moi. C'est clair ou il faut faire un dessin?

Toujours l'autre, il dit qu'il faut aider l'agriculture en crise, qu'il connaît bien le milieu rural car ses beaux parents sont paysans.
Moi aussi je connais bien les cul-terreux, j'ai dû les supporter à tout bout'champ depuis que je suis dépouté. 
Jamais contents à vrai dire.
C'est vrai que la politique productiviste et néolibérale menée par la droite et la FNSEA conduit le monde agricole à sa perte.
D'accord j'ai voté des lois dans ce sens, à l'exemple de la loi de modernisation de l'économie (LME) en 2009 (lire ici). Mais qui ne fait pas d'erreur?

Je n'ai jamais rien fait de bon pour les paysans, mis à part causer et promettre. «Les promesses n'engagent que ceux qui y croient» n'est-ce pas?
Le problème est qu'ils finissent par comprendre. Car ils ont beau ne pas avoir un doctorat en droit comme moi, ils sont pas tous cons.
Ainsi, ils ne m'aiment pas trop et ils me le rendent bien. A l'exemple des nombreux tags ou la pendaison d'une bête crevée à ma permanence parlementaire à Avranches opérée par la Coordination rurale il y a quelques mois (lire ici).

Je le dis à tous ceux que je rencontre, ce Collardeau il m'agace à venir empiéter sur mes plates bandes un an avant les élections, en plus accompagné et soutenu par des élus du territoire (cf. extrait Ouest-France 27-09-2016 en bas du billet).
Il ne pouvait pas attendre l'année prochaine comme comme les autres pour se déclarer candidat et faire campagne?
Je vais devoir surveiller de près ce challenger, il a l'air d'avoir les dents longues à rayer le parquet.

En attendant il faut que je peaufine ma candidature pour mon investiture, même si cela ne sera qu'une formalité puisque je suis le dépouté sortant.
J'ai donné carte blanche à Tonio, mon assistant parlementaire pour me rédiger cela.
Ca va l'occuper et puis moi j'ai d'autres chats à fouetter. 
Car en plus d'être dépouté, je suis président de la communauté de communes Avranches Mont-Saint-Michel qui va être absorbée au 1er janvier 2017 dans une nouvelle intercommunalité taille XXL, puisque le territoire va recouvrir tout le soud Manche à l'exception de Granville et Villedieu.

Je me tâte pour me présenter à la présidence de cette nouvelle structure dénommée Mont-Saint-Michel Normandie, sachant que si je suis élu je devrais abandonner fin mars 2017 l'un des deux mandats dépouté ou président de l'intercommunalité en raison de la loi sur la limitation des cumuls des mandats.

Vous me croyez capable de me porter candidat pour cette présidence pour - au cas où je serais élu - céder le fauteuil 3 mois plus tard. A votre avis?

A très bientôt sur le blog mes ami(e)s et n'hésitez pas à me suivre sur facebook, google+ et twitter ou à me laisser vos commentaires sous ce billet.


votre fidèle Gwénaouel


Ouest-France, mardi 27 septembre 2016
Législatives : des candidats sortent du bois (extrait)


samedi 9 juillet 2016

mon tweet borderline et les élections législatives de 2017 en vidéo parodie d'Hitler : le come-back de Gwénaouel Houet

«T'es sûr que cette vidéo, c'est une bonne idée?» je demande à Tonio.
Tonio vous le connaissez, c'est le surnom gentil d'Antoine Delaunay mon assistant parlementaire (lire ici) et depuis l'année dernière conseiller départemental du canton d'Avranches.
Il est le fils de Bruno mon ancien adjoint aux finances quand j'étais maire d'Avranches et toujours prêt à me rendre service à l'instar d'André Bazin et Brigitte Hayère autres proches adjoints, comme par exemple à me fournir une attestation de complaisance lors du procès contre le blog avranches (dés)infos lors de l'affaire de la caméra interdite en conseil municipal (lire ici).

Tonio, je l'ai formé et placé en politique, il me doit tout. Pas de crainte qu'il me double pour prendre ma place. Pas comme moi avec mon mentor René André. Ca, c'est une autre histoire que je vous raconterais une autre fois.

Pour revenir à la vidéo, Tonio me dit que ce serait bien d'en réaliser une pour accompagner la réactivation de mon blog.
C'est vrai que gwenaouel-houet.blogspot.fr était en mode pause depuis plus de 2 ans. Le dernier post remontait en décembre 2013.

Entre la ligne THT Cotentin-Maine, les barrages sur la Sélune, les élections municipales, l'élargissement de la communauté de communes, mes activités de maire (avant que je ne sois viré en mars 2014), de dépouté (pas au Palais Bourbon, je n'y suis pas très souvent) et de président de communauté de communes d'Avranches puis d'Avranches Mont-Saint-Michel, je ne sais plus où donner de la tête.
Les journées ne font que malheureusement 24 heures et laissent peu de temps pour écrire.
Dommage, il y aurait tant de choses à dire.
D'autant que le blog avait un certain succès avec, en seulement 40 posts, quoisiment 107.000 pages vues depuis sa création en février 2012.

Je n'étais pas convaincu par le pitch de la vidéo expliqué par mon assistant parlementaire.
Il mettait en avant deux idées principales : mon tweet borderline sur le rassemblement musulman à Mantes-la-Jolie mi-juin dernier et les prochaines élections législatives de 2017.
Sur un ton décalé, genre sixième degré qu'il dit. Il s'agit d'une parodie d'une scène culte du film «la Chute» avec Adolf Hitler en personnage central.
«T'es certain que cette vidéo ne va pas me nuire à mon image?»
«Au contraire, l'auto-dérision de la vidéo va casser ton image de psycho-rigide, tu vas paraître plus sympathique et gagner en empathie. J'ai vu cela dans la rubrique santé de Télématin sur France 2 il y a quelques semaines.» me convainc Tonio.

Pour les ermites qui n'ont pas suivi l'affaire du tweet. Il est le suivant :
Il a fait du bruit ce tweet. Je ne vous invite pas à consulter le blog avranches (dés)informations qui a écrit un (malheureusement excellent) article sur cette polémique (ne pas cliquer ici merci).

Une dernière chose avant de regarder la vidéo, j'ai demandé à Tonio de suivre la fréquentation de mes comptes sur les réseaux sociaux et de l'améliorer.
Au jour d'aujourd'hui, je compte 291 amis sur facebook et 175 abonnés sur twitter.
Je lui ai fixé l'objectif de 500 amis sur Facebook, 300 sur twitter pour la fin du mois de juillet.
En cas de réussite, je lui paierais ses vacances au Cap d'Adge.
Alors soyez sympa avec lui, suivez moi.

A très bientôt sur le blog pour de nouveaux posts
Votre dévoué Gwénaouel

la vidéo :