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mercredi 13 juin 2012

moi Gwénaouël Houet vs. Gérard Sauré au second tour des législatives 2012 dans le soud Manche

Entre les réunions publiques, les déplacements à droite et à gauche (plutôt à droite je préfère) sur les marchés à serrer la louche des braves gens, les débriefings avec mes espions envoyés sur les meetings des concurrents, ... je n'ai pas trop le temps de m'occuper du blog.
Pourtant il y en aurait des choses à dire sur la campagne, mon programme, ... on verra cela après le deuxième tour.
Pourtant je pensais que l'affaire serait pliée dès le premier tour.
Mes proches en étaient tout aussi convaincus comme le rapporte l'hebdomadaire la Manche-Libre de cette semaine.
Je vais devoir affronter le radical de gauche Gérard Sauré qui est arrivé second au premier tour
(photo à droite : Avranches, place Littré, MAJ 17/06/2012).
Il va falloir encore se trainer dans les réunions et déballer le programme bien démago sur le thème des valeurs : le respect, la solidarité, la sécurité, le travail et l'équilibre entre les droits et le travail. 
Je ne reviens pas que personne ne m'ait interpellée sur ces valeurs.
Par exemple le respect. Quand on reçoit un courrier d'associations ou de particulier, ... y répondre c'est faire preuve de respect pour l'expéditeur, la personne qui a écrit.
Eh bien moi je réponds quand je veux et quand ça me chante. Encore aujourd'hui je me suis fait épinglé dans Ouest-France par une association de défense du Mont-Saint-Michel qui s'offusque que je ne réponde pas à leur courrier et au-delà de mon inaction sur la problématique des navettes et autres. Et alors! 
Le respect «c'est fait ce que je dis et pas ce que je fais».
Autre valeur : la sécurité. Trop drôle. Je martèle dans mes meetings : «il n'y a pas assez de gendarmes et de policiers sur la voie publique». 
Plutôt gonflé, moi qui ai voté la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et la suppression de 12.469 postes des forces de sécurité (lire ici) sur la période où j'étais dépouté.
Et si je suis ré-élou, c'est certain que je voterai contre le projet de création de 1.000 postes de policiers par an proposé par le gauchiste de François Hollande.
C'est çà la politique, vous ne pouvez pas comprendre!
Dernier exemple de valeur à contre-emploi.
J'affirme haut et fort qu'au niveau de la solidarité, il faut garantir à chacun l'accès à la santé. Pourtant j'ai voté le 2 novembre 2011 le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2012 (voire ici)  qui prévoit l'augmentation des taxes sur les mutuelles que tous s'accordent à dire qu'elles vont pénaliser les assurés les plus fragiles financièrement (lire là). 
Le pire c'est que parmis les pauv' bougres qui renoncent à se soigner parce que ces dépenses de santé sont mal remboursées ou sont trop élevées, ils sont nombreux à voter pour moi. Les imbéciles.

Les gens ils ne votent pas sur mon bilan ou mon programme tout bidon, ils votent sur ma personne.
Depuis mon arrivé dans le sud Manche, il y a environ trente ans, j'ai bien compris et analysé la mentalité des habitants du territoire.
Il faut être moins compétent que vu pour faire carrière.
Bon si on a les deux, c'est encore mieux. 
C'est pourquoi je suis partout. Comme Dieu le Père.
Sur les marchés, les stades, les comices agricoles, les remises de médailles ou de prix, les inaugurations de lotissements, aux 100 ans de Germaine ou de Margueritte à la maison de retraite, aux courses de poneys ou d'ânes, aux courses cyclistes, aux ball-traps ou aux bals tout court, ...
On me voit partout. Je passe ainsi pour le bon dépouté, bien sympathique, qui s'intéresse, ... 
Et ça, ça paie lors des élections.
C'est sûr qu'en Bretagne d'où je viens ou dans le nord du département, cette combine serait vite démasquée et moi vite mis hors jeu lors des scrutins.
J'adore le sud Manche, leurs électeurs bien naïfs.
Mais je ne suis pas ingrat, lors de mes meetings ils repartent avec des autocollants ou un agenda made in China avec mon portrait en couverture.
C'est pour cela qu'ils viennent aussi nombreux à mes meetings. Mes électeurs savent qu'ils ne vont pas repartir les mains vides. Comme leur estomac. Ils ont droit au rosé et aux petits sablés en fin de réunion. Une attention qui a fait ses preuves en 2007.
Sur ce sujet, toujours dans la Manche-Libre de cette semaine, le politologue «maison» Jean Boivin écrit : «A droite comme à gauche, les réunions publiques ne font guère recette». 
Tout faux le journaliste. Qu'il vienne dans le soud Manche, mes salles sont pleines au point d'ouvrir les rideaux pour avoir plus d'espace et rajouter des chaises.
Bon il est vrai que j'affrète des bus de Sourdeval et d'ailleurs. Ça blinde les salles et j'ai un public tout acquis à ma cause.
Ils m'applaudiront à tout rompre sur mon opposition au vote des étrangers ou au mariages des homosexuels et ils hueront les malfaisants qui me poseront des questions embarrassantes.

J'espère qu'un jour, des étudiants en droit ou Michel Boivin viendront faire une étude sur la science-politique dans le soud Manche, qui vire parfois à la science-fiction sinon à des épisodes de la quatrième dimension. 
Et pourquoi pas une étude sur le Houétisme (lire ici), il y aurait tant de choses à dire.
Cela pourrait même faire l'objet d'une thèse.

Bon sur ce, il faut que je vous laisse, je dois décider si j'appose ou le logo UMP sur mes bulletins de vote. 
Ne pas le mettre, comme au premier tour, a l'avantage de ne pas rappeler aux électeurs de quel parti j'appartiens.
L'indiquer, ça pourrait me rapporter des voix des joueurs du tiercé ou du quarté. Ils penseront que cela veut dire PMU en verlan.
Je me tate.

Je vous donne rendez-vous avec mon souppléant JP Launay jeudi 14 juin à Granville (salle du Hérel - 20h30) et vendredi 15 juin à Avranches (salle Victor Hugo - 20h30) pour mes deux derniers meetings du second tour.
Venez nombreux il y aura encore des autocollants.

Et dimanche 17 juin, n'oubliez pas de voter pour moi.

votre dévoué Gwénaouël
Guénhaël Huet député de la Manche




dimanche 3 juin 2012

moi Gwénaouël Houet, la ligne THT Cotentin-Maine et les barrages sur la Sélune

« Mobilisons nous » c’est une expression que je prononce régulièrement quand je sais qu’un dossier est perdu d’avance mais que je fais croire qu’il y a encore de l’espoir.

Et ça fonctionne. Les naïfs ! Il n’y a que dans le sud manche que cela est possible. Non seulement je sais que l’affaire est pliée, mais en faisant croire l’inverse, je m’attire la sympathie et l’empathie de la population et leur vote pour les législatives. 

« Trop fort je suis » pour reprendre le dialecte de maître Yoda, le gentil Jedi de Star Wars que j’ai récemment revu en blu-ray.

Et le meilleur ou le pire (c'est selon), quand j’y repense, c’est je suis indirectement à l’origine de cet état de fait.

La preuve par l’exemple ? Je dirais les exemples : la ligne Très Haute Tension « Cotentin-Maine » et les barrages sur la Sélune.

J’ai mouillé ma chemise sur ces deux dossiers. On m’a vu en photo dans les journaux ou à la TV ou entendu à la radio dans les manifestations, dans les réunions publiques. Avec les opposants, les élus, les anti-nucléaires et les gauchistes.

Oui leur combat est juste. Oui y en a marre des technocrates parisiens qui nous impose tout sans concertation. Oui il faut se battre. Je dis stop, ça suffit!

Il faut revoir la ligne THT 400.000 volts qui va balafrer le paysage et empoisonner la vie des riverains, exiger une enquête épidémiologique sur les effets sur la santé des lignes à très haute tension et maintenir les barrages sur la Sélune qui font partie de notre patrimoine et contribuent à l’activité économique et sociale du territoire.

Il faut dire que contrairement aux apparences je n’ai jamais été à l’initiative de la contestation. 

J'ai toujours rejoint les mouvements en cours de route quand je me suis rendu compte qu’il valait mieux politiquement et électoralement être avec la population que contre.

Ça c’est un basique de la politique : l’opportunisme.
Etre toujours dans le (bon) sens du vent. 

Cela est un élément du Houétisme ou Huétisme (c’est selon), ma doctrine bien à moi et qui a fait ses preuves.
On y englobe généralement aussi le populisme et le cyclisme (lire l'article).C'est aussi privilégier l’intérêt particulier sur l’intérêt général (lire l'article). 
De nombreux élus ne procèdent pas ainsi.
Mais comme je dis « chacun sa technique. Au final ce sont les électeurs qui trancheront ».

Il est vrai qu’à l’origine des deux problématiques en question je n’ai pas été sans reproche.
La ligne THT est la conséquence de la construction de l'EPR, la centrale nucléaire de 3ème génération,  à Flamanville dans le Cotentin ; décision prise à l’époque où j’étais conseiller général du canton d’Avranches (que j’ai du abandonné en 2007 avec mon élection de député à cause de cette satanée loi sur le cumul des mandats).

Au Conseil Général, j’étais membre de la majorité départementale (de droite) qui a soutenu à l'époque le projet de cette installation nucléaire high-tech source de mécontentement actuel.La médiatisation de la contestation a débuté en mars 2008 avec le refus de la commune de Chevreville d’organiser les élections municipales et cantonales. Les élus de cette localité du sud Manche manifestaient leur opposition de voir la ligne passée sur le territoire de leur commune. (lire l'article)

Bien avant, j’ai compris que cela allait prendre de l’ampleur et c’est pourquoi quand je me suis présenté en dissident face à Philippe Bas pour la députation j’ai annoncé pendant ma campagne de 2007 des propositions : l'enfouissement partiel de la ligne THT financé par la vente d'électricité aux clients destinataires (lire l'article).
Pourquoi pas? Cette idée ne mange pas de pain, même si elle est impossible à mettre en oeuvre.
Vous avez d'autres idées vous? 


Au début de mon mandat de député, lors des premières manifestations, des anti-THT m’ont reproché d’avoir soutenu le projet EPR quand j'étais au CG50 

Ils avaient raison mais je leur ai répondu fermement : « Ce n’est pas moment de se diviser. Restons mobilisé si l’on veut faire reculer l’Etat et RTE». RTE (Réseau de Transport d'Electricité) est le maître d'oeuvre et gestionnaire de la future ligne.

J'ai relancé l'idée de projet d'enfouissement en partie de la ligne THT. Pareil ça ne coûte rien de le dire.

Même si je sais qu’enterrer, même partiellement, une ligne de 400.000 volts en courant alternatif, c’est un non sens économique et écologique.

L’important c’est que je fasse des propositions qui plaisent à mes électeurs.
Et puis il y a eu les grands rassemblements : à Saint-Hilaire-du-Harcouët, à Mortain (en janvier 2009) où j’ai pris la parole et ai été applaudi. Grandiose, magique. L'état de grace.A un moment je me suis comparé à Martin Luther King. 
Comme en août 1963 lors de la marche pour l'emploi et la liberté à Washington où il prononcé les quatre mots qui sont restés dans l'histoire : «I have a dream».
Moi à Mortain j'ai du dire : «le combat n'est pas perdu, seule la mobilisation peut faire reculer RTE et l'Etat». Applaudissements.
Merci.



Face à l’intransigeance continue de l’Etat et de RTE, un point-presse a été organisé symboliquement à Chevreville 27 avril 2010 avec différents députés et élus de la région pour mettre la pression.

J’ai dit de ma voix grave « il faut se mobiliser, créer un rapport de force en notre faveur.»
J'ai proposé de se rendre une énième fois au ministère de l'écologie (on est super bien accueilli, avec café et chouquettes) et d'organiser deux ou trois manifestations de masse dans les semaine à venir (lire l'article). Depuis Chevreville, silence radio. 
Pas de rencontre au ministère ni de manifestation d'envergure. Black-out. On ne m’a plus entendu. 

A quoi bon. J’ai assez perdu de temps pour un combat que je savais perdu d’avance. 

En public, on ne pourra pas me reprocher de n’avoir rien fait. Et les  habitants du mortainais diront de moi que je suis un bon dépouté, que j'étais là dans la tempête même si j'ai brassé du vent et/ou gesticulé.

Seulement, les associations et collectifs anti-THT ne se démobilisent pas comme moi. Ils organisent des AG, mènent des actions comme le déboulonnage des pylônes, …Plus fort, au Chefresne, pour faire retarder les travaux, ils vont même jusqu’à habiter dans des arbres, promus à abattage, car situés dans le couloir de la ligne.

Tiens ça me fait penser qu’il faudrait que j'achète le film prequel « la Planète des singes - les origines » en DVD blu-ray.
Pour rester dans l'actualité, j'ai appris qu'aujourd'hui dimanche 3 juin 2012, il y avait une réunion dans la localité précitée (le Chefresne pour ceux qui ont déjà oublié). Il s'agit de faire de faire un point sur toutes les actions de résistance engagées.
Mobilisons nous! oui mais sans moi!

Des dossiers comme cela, même si je m’en passerais, s’enquillent bien. Car après la THT, il fallu je m’intéresse aux barrages de la Sélune.

Là encore, une affaire qui m’a rattrapé.

Tout est parti de la décision « scandaleuse », et je pèse mes mots, de la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno à l’écologie en novembre 2009 d’araser les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit en application du Grenelle de l’Environnement.

Pourtant je savais que les barrages allaient être démantelés.
Lors des discussions du Grenelle de l'Environnement (dès 2007), les barrages sur la Sélune étaient sur la sellette comme en témoigne un courrier adressé par l'association écologique WWF à tous les parlementaires en novembre 2008 (le document ici et la brochure là). En tant que député j'étais naturellement destinataire de cette lettre.
Pourtant j’ai voté la loi sur le Grenelle de l’environnement fin 2008 début 2009 (cf. ici) 

En remontant dans le temps, entre 2005 et 2007, en qualité de conseiller général, j’ai participé à plusieurs reprises à la Commission Locale de l'Eau (CLE) visant à établir un Schéma d’Aménagement de Gestion des Eaux (SAGE) de la Sélune, à l'issu duquel l'effacement des barrages a été proposé à l'Etat.

A cette époque je n’ai pas fait d’histoire.

C’est au printemps 2009 que j’ai été interpellé par l’association locale «les amis du barrage» inquiète des conséquences du Grenelle pour les installations hydro-électriques sur la Sélune.
Selon une technique bien éprouvée (cf. le dossier THT), du jour au lendemain, j’ai pris fait et cause des militants pro-barrages et dénoncé l’ineptie de détruire ces barrages. 

Alors même que je ne m’y étais pas opposée lors du projet du SAGE ou du vote du Grenelle de l'environnement. Au contraire.

Comme d'hab' les technocrates des Administrations ont en encore pris pour leur grade.
Ces formules anti-fonctionnaires et anti-Etat à l'emporte pièce, les gens de chez nous ils aiment bien. 

Une manifestation a été organisée à Avranches le 13 juin 2009. Une réussite. Et puis j'ai eu un coup de mou. Plus rien.
L'association les amis du barrages s'en est bien rendue compte. Ses responsables m'ont interpellé le 4 juillet 2010 lors de la manifestation du Mont-Saint-Michel, me reprochant de ne rien faire (lire les articles ici ou là).

Depuis je m'y consacre pleinement et activement.
Car les élections législatives 2012 approchent.

Problème, la décision d'effacer les barrages a été confirmée en début d'année (26 février 2012) par la ministre de l'Ecologie Nathalie Koziusko-Morizet (NKM) avec un échéancier établi des travaux et renaturation de la vallée. Elle a rappelé aussi le non renouvèlement des concessions hydroélectriques à EDF.
Malgré l'organisation des trois réunions de Ducey, Saint-Hilaire-du-Harcouët et d'Isigny-le-Buat quelques jours plus tôt pour mettre la pression sur le ministère.
C'est clair que cela n'a pas impressionné Paris.

Les carottes sont cuites? C'est sur.
Mais il faut donner le change surtout à l'approche des scrutins.
Car tant l'acte de fin de concession des barrages n'a pas été notifié par le Préfet de la Manche à EDF, je dis qu'il y a de l'espoir, que tout n'est pas perdu, qu'il y a encore une chance d'avoir gain de cause.
Mais qui peut encore croire cela sinon les grands naïfs.
Je suis vraiment le roi des baratineurs.
D'autant qu'il parait que le Préfet a pris la décision début mai de mettre fin à la concession.
J'ai entendu cela lors de la réunion sur les barrages organisée par l'association les amis du barrage samedi 26 mai dernier (lire l'article).
C'est le gauchiste Gérard Sauré qui n'a pas cessé de me critiquer méchamment pendant de débat qui a annoncé avec beaucoup de précaution qu'un arrêté préfectoral de fin de concession des barrages aurait été pris par le Préfet, déposé à la Poste et récupéré au centre courrier plus tard sur ordre du Ministère pour ne pas parasiter la campagne des législatives. Surtout la mienne.
Moi, officiellement et officieusement, je ne suis au courant de rien, mais c'est vrai que si c'était vrai mon argumentation tomberait à l'eau.
Pas bon pour moi. Je passerais pour un gros menteur auprès des associations de défense des barrages et de pêcheurs et de leurs sympathisants.
Il semblerait que le Préfet de la Manche ait bien pris puis retiré cette décision.
C'est ce que m'a rapporté un espion envoyé à la réunion du candidat Bernard Tréhet à Saint-James vendredi 1er juin 2012.
Les 3 conseillers généraux présents (Tréhet, de Brécey, Jean-Marc Julienne, Granville et Michel Thoury, Saint-James) l'auraient confirmé en public.
J'espère que cela ne va pas s'ébruiter dans les jours qui viennent dans la presse. Et que je serais élu dès le premier tour.
Ça sent trop le roussi.


Il faut tenir.
Comprenez moi, depuis 5 ans j'ai tout foiré sur la circonscription.
Que ce soit les tribunaux (lire l'article), la ligne THT (lire ci-dessus), la déviation-est d'Avranches (il faudrait qu'un jour je revienne sur ce dossier), le TGV à Avranches (lire l'article), ...
Sur l'effacement des barrages, c'est mort de chez mort mais il faut faire croire le contraire.
La dernière semaine avant le 1er tour va être longue et périlleuse.
Il faut s'accrocher, tout est encore possible (comme a dit Nicolas Sarkozy que j'ai ardemment soutenu dans ses réformes) et surtout il faut se mobiliser.
Se mobiliser derrière moi.

Dimanche 10 juin 2012 prochain, je compte sur vous, votez pour moi.


votre dévoué Gwénaouël
Guénhaël Huet député de la Manche







  

dimanche 15 avril 2012

moi, Gwénaouël Houet et la fermeture des tribunaux dans le soud Manche

Il est grand temps d'entrer dans le vif du sujet.
Le bilan de mon mandat au terme de 5 années à l'Assemblée Nationale.
Je le qualifiais il y a quelques temps de catastrophique (1). Je pense que ce terme "catastrophique" n'est pas usurpé.

Vous vous rappelez des grandes lignes de mon programme lors de la campagne 2007?
Non? Oublié là encore? C'est cela qu'il a de bien avec les gens, c'est qu'ils ne retiennent rien. 
C'est très bien, ils ne pourront pas me faire de quelconques reproches. 

En fin politicard (j'ai quand même des heures de route derrière moi) et même si je suis à droite, je m'étais arrangé pour que mon projet soit suffisamment général et consensuel, sinon démagogique et populiste. 
Un programme qui pourrait être apprécié tant par des électeurs de droite que de gauche en passant par le centre (cf. image à droite).
Voyez voir (extraits) :
  • redonner au travail sa vraie place (privilégier les revenu du travail par rapport à ceux du non travail)
  • réduire la dette publique (interdire dans la constitution que l'Etat vote des budgets de fonctionnement en déficit)
  • sauvegarder notre protection sociale
  • sauvegarder les services publics
  • dynamiser l'économie du sud-Manche (poursuivre le désenclavement routier et ferroviaire de l'Avranchin et du Mortainais).
Ce programme vous revient à l'esprit.
Aujourd'hui, il y a de quoi rire (jaune). N'est-ce pas?
Moi même quand je relis ce projet, je ne peux m'empêcher de pousser un rictus.
«Comment j'ai pu écrire cela. J'étais quand même gonflé».

Mais quand on veut être dépouté et dans le contexte de l'époque où je m'étais mis en dissidence après le parachutage du ministre de la santé Philippe Bas, le candidat investi par l'UMP sur la circo, «il faut mettre le paquet» comme dirait Jean-Marie Bigard : des promesses électorales en voici en voilà, des coups d'cidre en fin de réunions publiques et des autocollants "anti-Bas" sur les autos et les panneaux d'affichage. (cf. image à droite)

Le bilan, je le présenterai par thématique (agriculture, éducation nationale, transport, énergie, justice, …). 
Ce sera plus clair et donc moins confus dans vos petites têtes.
On peut espérer que vous allez retenir 10% de ce qui va être écrit ci-après. Sinon prenez vite un RDV auprès de votre médecin. Alzheimer vous guette.
Aujourd'hui, je vous parlerai des services publics et plus précisément celui de la justice. Avec un focus sur la circonscription.

Pour ceux qui ont assisté à mes meetings en 2007 et bu en fin de réunions des bolées (comme on dit chez moi à Locmariaquer en Bretagne) de cidre Loïc Raison® (2), j'ai défendu les services publics. 
J'ai même demandé leur sauvegarde en milieu rural (3).

Pas de chance en cinq ans - durée de mon mandat -, deux collèges (le Teilleul et Juvigny-le-Tertre), de nombreuses classes d'écoles, des perceptions (Ducey, …), des bureaux de Poste de plein exercice … ont fermés.
Sans oublier les deux tribunaux emblématiques du sud-Manche : le Tribunal d'Instance de Mortain transféré à Avranches et le Tribunal de Grande Instance d'Avranches (photo à droite) transféré à Coutances. 
Amusant quand même ce jeu de chaise musicale juridictionnelle.

C'est en juin 2007, quelques semaines après l'élection de Nicolas et de la mienne, que la garde des Sceaux (= ministre de la Justice) Rachida Dati a lancé sa grande réforme de la carte judiciaire.
Son objectif : réduire le nombre de tribunaux sur le territoire pour selon l'argumentaire du ministère «gagner en qualité, en efficacité et en crédibilité tout en restant proche des citoyen». (4)

Je me suis dit «si les français gobent cela, alors tout est possible» pour reprendre le slogan (un peu modifié) de la campagne de la présidentielle 2007 («ensemble tout devient possible»). 

En tout cas deux tribunaux locaux étaient sur la sellette et même sur la charrette. Nous l'avons vu : le Tribunal d'Instance de Mortain et le Tribunal de Grande Instance d'Avranches.
On me dit : «le TGI d'Avranches fermé, les justiciables devront se déplacer à Coutances située à 50 minutes d'Avranches et 70 minutes de Saint-Hilaire-du-Harcouët. Cela compromet l'accessibilité de tous et toutes à la justice». 
Entre-nous relativisons. Coutances, ce n'est pas le bout du monde à l'heure de la mondialisation … 
Et puis quand c'est pour assister au concert de Didier Barbelivien, Enrico Macias ou Nolween Leroy au Zénith à Caen ou au Liberté à Rennes les justiciables du sud Manche ne regardent pas le compteur kilométrique ...  

Comme d'hab', interpellé dans la presse, j'ai rassuré les habitants, les professionnels de la justice (avocats, personnel des tribunaux, …) et les élus. 
Dans Ouest-France j'ai annoncé que «rien, absolument rien n'est décidé».
Dans l'édition de 20 octobre 2007, j'ai déclaré :«[la fermeture du TGI d'Avranches] ne reste qu'une proposition. Les négociations restent  ouvertes». (4)
Heureusement que je n'ai pas le nez de Pinocchio …

Il a fallu sauver les apparences dans le sud Manche. 
Faire croire que j'ai tout fait et tout mis en oeuvre pour sauvegarder les tribunaux. 
J'ai demandé un rendez-vous auprès de la Ministre de la Justice (jamais obtenu mis à part une audience auprès d'un conseiller technique, encore un technocrate). 
J'ai promis aux avranchinais le déplacement ladite ministre à Avranches pour expliquer la réforme. Tout comme moi, ils l'attendent encore.
J'ai expliqué que dans toute ville où le TGI est fermé, le ministère pourrait «renforcer» le Tribunal d'Instance en le dotant de compétences élargies (relevant du TGI) notamment le contentieux familial qui représente environ 50% des affaires civiles. Projet toujours dans les cartons mais cette annonce bidon a fait retomber la pression. (4)
Je ne pouvais pas en faire plus quand même! Je suis dépouté de la majorité présidentielle et parlementaire. Et cette réforme si c'est Rachida qui l'a porté, c'est Nicolas qui l'a souhaité. 
J'allais pas me mettre en travers du président et sacrifier ma carrière politique. 
Tant pis pour la circo. Elle s'en remettra.

Naturellement les avocats locaux ont défendu leur bout de gras. Ils ont fait la grève et manifesté à Avranches. Ils se sont même déplacés à Paris place Vendôme, siège de la Chancellerie. Ils étaient beaux à la télévision habillés tout en noir, la couleur du deuil. Prémonitoire.

vidéo : grève au pénal des avocats du TGI d'Avranches (source : F3 BN mardi 23 octobre 2007) :


Les fermetures des tribunaux ont eu lieu comme prévues : fin 2009  pour le Tribunal d'Instance de Mortain et l'année suivante fin 2010 pour le Tribunal de Grande d'Instance d'Avranches. 
Courageusement le 17 décembre 2010 j'étais absent lors de la cérémonie de fermeture du TGI d'Avranches, ville où je suis quand même le maire. (4)

Il faut reconnaître que tout n'est pas parfait dans cette réforme, mais cela aurait pu être pire. Avranches aurait pu perdre tous ses tribunaux (instance, prud'homme). Ahah. C'est pour rire!!!
Il faut positiver et ne pas tomber dans le catastrophisme.

Comme pour la ligne THT Cotentin-Maine, les barrages sur la Sélune, … dossiers défendus à titre purement électoraliste, je me suis ramassé.
Est-ce-que je m'en fais? Non! 
Car quoi que je fasse les électeurs voteront pour moi.
Je suis le candidat de droite et je vous préviens que toutes les autres candidats de droite à venir ce sont des imposteurs. 
Et je peux ne pas être très brillant à l'Assemblée Nationale comme dans la circonscription, le territoire est à droite.
Ma ré-élection est donc assurée. Le bonheur.

Pour conclure et rester dans l'actualité judiciaire, le 4 avril 2012, à quelques mois des élections, un nouveau décret a été publié dans le Journal Officiel pour ouvrir aux hommes politiques l'accès à la profession d'avocat sans passer l'examen (le Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat, pas facile à obtenir). 
Au grand dam de la profession. Jamais content.
Deux conditions sont nécessaires : «participer directement à l'élaboration de la loi» et cela pendant 8 ans. 
Si à l'origine le texte ne concernait que les assistants parlementaires, il a été étendu aux parlementaires et aux ministres.
Ainsi moi, comme mes collaborateurs - Antoine (Delaunay) et Lydie (Crespin) - pourrions, si j'étais réélu et si je les conservais à ma permanence, au bout de 8 ans devenir avocat sans passer le CAPA.
J'en connais quelques uns qui feraient la tronche : les avocats de la place, notamment Jean-Pierre Gouédard, le leader de l'opposition municipale.

Moi ce que j'aimerai surtout c'est que le gouvernement prenne un décret permettant aux parlementaires de devenir professeur de faculté de droit sans passer les concours internes … C'est mon rêve caché de devenir professeur en Université.

En attendant, à très bientôt sur gwenaouel-houet.blogspot.fr
et surtout n'oubliez pas le 10 juin 2012, votez pour moi!

votre dévoué Gwénaouël
Guénhaël Huet député de la Manche


lundi 9 avril 2012

l'intérêt général, notion à géométrie variable pour Gwénaouël Houet, dépouté-maire d'Avranches et président de la C3A

S'il y a une notion essentielle de droit public que je n'ai jamais trop comprise quand j'étais en fac à Rennes 1 puis à Assas (Paris 2 Panthéon) pour mon doctorat, c'est la différence entre l'intérêt général et l'intérêt particulier ou privé.

Je ne vais pas vous faire l'article au risque de raconter une fois de plus des bêtises et/ou de vous ennuyer.
Je vous renvoie directement sur le site wikipedia (l'intérêt général en droit français) ou le blog du Monde (l'intérêt général en droit public)
Pensez préalablement à avaler un cachet d'Efferalgan® ou un Doliprane® vous risquez d'avoir mal à la tête avec tous ces charabias juridiques. 
En tout cas je vous aurais prévenu. 

Pourtant en tant qu'élu, l'intérêt général devrait être un principe qui devrait me conduire au quotidien dans tous mes actes en rapport à ma fonction. Devrait.
Parce que ce n'est pas toujours le cas. 
Car ce principe je l'applique seulement quand cela m'arrange.

Un exemple parmi tant d'autres?
La gestion des ordures ménagères.

Vous vous souvenez qu'en mai 2010 la communauté de communes de canton d'Avranches (ci-après C3A) a renouvelé son marché concernant la collecte des déchets ménagers. 
Non? Vous avez déjà oublié? Entre nous c'est pas plus mal. 
Parce que pour moi cela ne reste pas un excellent souvenir.
Mais pour les besoins de ma démonstration je suis obligé d'y revenir. 
Aie! je commence à avoir des contractions aux doigts sur le clavier du Thomson MO5, mon ordinateur personnel.

Bien, je vais vous la faire courte sinon vous allez devoir reprendre un autre antalgique contre les maux de tête. 
Pour plus d'infos vous pourrez toujours consulter le blog d'avranches (dés)informations qui a publié sur ce sujet un excellent article à ce sujet avec tout plein de références (lire ici).

Donc. Il y a deux ans ou presque, la communauté de communes que je préside a du passer un nouvel appel d'offre concernant de la collecte des ordures ménagères sur le canton.
Trois entreprises étaient en compétition sur ce dossier : SNN/SITA Suez (Isigny-le-Buat - 50), Séché (Changé - 53) et SAS les Champs-Jouault (Cuves - 50).
La commission d'appels d'offre de la C3A qui instruit le dossier a retenu l'entreprise de Cuves.
Son offre était la moins chère des trois à prestations équivalentes : une économie de 129.000 € (environ 850.000 F) par an pour la collectivité et donc pour les contribuables du canton.

Sauf que la désignation de cette entreprise n'était pas à mon goût. Pourquoi?
Ma version (officielle) est les activités de la société lauréate risquaient de polluer un affluent de la Sée, une rivière qui alimente en eau la ville d'Avranches même si ladite société a pris techniquement toutes les mesures pour que cela n'arrive pas.

Or on prête de nombreuses autres interprétations à ma prise de position. 
Politique et clientélisme. J'aurais été solidaire des habitants de Cuves et de leur association de défense hostiles au centre de stockage des Champs-Jouault de peur de perdre leurs voix aux prochaines élections législatives. 
Sportif. Il se dit que j'aurais préféré l'entreprise mayennaise Séché car elle contrôlerait le groupe SAUR, autre société oeuvrant dans l'environnement et le retraitement. Et que la SAUR/Séché sponsorise une équipe cycliste avec SOJASUN. Et comme j'adore le vélo on a vite fait le rapprochement. 
Pures spéculations ...
En tout cas je ne vous dirais pas mes motivations réelles mais une chose est sure : elles ne relèvent pas de l'intérêt général.

En tout cas lorsque l'assemblée générale de la C3A s'est réunie le 22 mai 2010 pour valider la désignation faite en commission, j'ai fait savoir, en tant que président, à tous les élus communautaires que j'étais contre le choix des « Champs-Jouault» et je les invitais à ne pas voter pour cette entreprise. 
Il est vrai au mépris de l'intérêt général de la C3A et des contribuables du canton.
Pourquoi? Parce que d'une part ce choix était la meilleure financièrement (gain de 129.000€ pour la collectivité) et que d'autre part qu'en cas de non validation, la société déboutée aurait immédiatement traduit la C3A devant le tribunal administratif de Caen qui aurait annulé la décision votée illégalement et dans la continuité aurait fait condamner la collectivité en plus à des dommages et intérêts. Retour à la case départ.

Au final les élus communautaires à la majorité moins ceux d'Avranches qui sont à ma botte ont voté pour.
Ils ont le sens de l'intérêt général plus développé que moi pourtant docteur en droit et élu depuis un bail.

Il faut reconnaître que sur ce coup, je n'ai pas été très brillant (comme sur d'autres occasions). Juridiquement j'ai démontré mes lacunes en droit. Politiquement j'ai (le président) été mis en minorité par l'assemblée de la C3A; une première depuis sa création. Déontologiquement : en qualité d'élu, je n'ai pas privilégié l'intérêt général.

Le plus drôle c'est que l'intérêt général moi je le rappelle régulièrement à mes élus ou à mes administrés.
Un exemple. Pour rester dans le sujet des déchets ménagers, dernièrement j'ai organisé plusieurs réunions publiques au sujet du nouveau tri des déchets conditionnés en plastique et du nouveau mode de collecte des ordures ménagères. Notamment une à Avranches qui s'est déroulée jeudi 29 mars 2012.
Sur cette dernière réunion, j'ai été interpellé par un avranchinais pas très heureux de savoir qu'il aurait prochainement un conteneur à ordures devant chez lui.
Un peu énervé, j'ai remis l'impertinent à sa place en lui disant «Vous traitez ce sujet là sans le connaître et sans aucune notion de l'intérêt général parce que vous polarisez sur votre cas (…) moi ce qui m'intéresse et ce qui intéresse les élus c'est de mettre en place un système ou d'essayer de mettre en place un système dans l'objectif de l'intérêt général, dans le sens de l'intérêt général».

cf. vidéo (extrait) de la réunion du jeudi 29 mars 2012 :

D'accord je suis un peu gonflé de le culpabiliser sur la notion d'intérêt général, notion que je ne respecte pas moi-même.
Mais dans ma carrière de politicien, j'ai appris de nombreux dictions que j'applique à la lettre.
Je vous ai présenté le premier il y a quelques semaines (lire ici) : «les promesses n'engagent que ceux et celles qui y croient.»
Aujourd'hui je vous livre le deuxième, c'est cadeau : «faites ce que je dis mais pas ce que je fais».
D'autres seront présentés dans les semaines à venir.

Intérêt général ou pas, l'important n'est pas là.
L'important est que vous votiez pour moi le 10 juin prochain!
Je compte sur vous.

votre dévoué dépouté Gwénaouël
Guénhaël Huet député de la Manche

vendredi 23 mars 2012

interview exclusive de Gwénaouël Houet sur avranches infos

La semaine dernière, j'ai donné ma première interview depuis la création du blog http://gwenaouel-houet.blogspot.fr
Ce ne sont pas les sollicitations de la presse qui ont manqué.
Courriels, appels téléphoniques, ... un véritable harcèlement.


Le plus étonnant est que j'ai accordé la primeur de l'interview à l'administrateur du blog d'avranches (dés)informations.
Faut croire que je n'ai plus ma tête.
Il est vrai que la semaine dernière a été speed avec le meeting de Nicolas à Villepinte et la réunion publique de Valérie Pécresse à Avranches. J'en suis ressorti complètement HS.
Je devrais revenir sur ces deux rendez-vous ce week-end sur ce blog.


En attendant je vous communique le lien pour lire mon interview exclusive que je regrette déjà : avranchesinfos.canalblog.com/archives/2012/03/22/23797446.html


bon je vous laisse et à très bientôt sur gwenaouel-houet.blogspot.fr
et surtout n'oubliez pas le 10 juin 2012, votez pour moi!


votre dévoué Gwénaouël

dimanche 4 mars 2012

gwénaouël houet aussi sur les réseaux sociaux : twitter, facebook et google+

Je suis sur twitter et facebook.
Avant, il faut-être honnête, je ne connaissais rien aux réseaux sociaux et de microblogging. Maintenant je suis incollable.
Tout est parti de réflexions des collègues à l'Assemblée Nationale : «Gwenaouel, si t'es pas sur facebook ou sur twitter, t'es de la "lose"», «il n'y a pas d'électricité dans le sud Manche? pourtant t'es pour l'électronucléaire et t'a soutenu le projet de l'EPR avant d'être dépouté» ou autre version «il n'y a pas d'électricité dans le sud Manche? ils ont déjà arrêté l'exploitation des barrages hydroélectriques sur la Sélune?».
Très drôle! Je la raconterai à ma municipalité, bande d'imbéciles.

Peu de temps après, pour une fois que j'étais à l'Assemblée Nationale, je croise Nadine Morano, la ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle. Ce jour là, j'aurais mieux fait de rester à Avranches.
Je la connais bien, elle était venue en juin 2009 à Avranches  (lire ici) vendre son projet expérimental des jardins d'éveil. Elle était à l'époque secrétaire d'Etat chargée de la Famille. Belle carrière depuis.
Son projet : une bonne idée malheureusement restée sans suite.
Il consistait à remplacer les écoles maternelles par des nouvelles structures ouvertes aux 2-3 ans; l'Etat ne devant plus prendre en charge les enfants de moins de 2 ans dans les écoles maternelles.
Les parents ne sont pas contents, je m'en fiche. Moi mes enfants ils sont casés.

Pour revenir à Nadine, elle me parle elle aussi de twitter qu'elle avait découvert il y a quelques semaines. Elle me cause de "tweets", "fallowers", "followings", ….
Qu'est-ce qu'elle me raconte, j'y comprends rien. Et se vante d'être la «reine des twittos».
Elle a bien vu que je pigeais que dalle. Je suis vraiment passé pour un «con».
Et avant que cela fasse le tour de la capitale, au retour à la permanence à Avranches, j'ai mis Tonio sur le coup.

Tonio c'est le surnom gentil d'Antoine, mon attaché parlementaire.
C'est aussi le fils de Bruno, mon adjoint aux finances à la mairie. Je l'aime bien Bruno. Toujours prêt à rendre service, notamment à me fournir une attestation de complaisance quand je suis attaqué en justice par le bloggeur d'avranches (dés)informations. S'il était le seul ... (lire ici).
La politique avranchinaise c'est une grande famille.
Pour avoir l'esprit tranquille et ne pas devenir parano, il faut s'entourer de gens fidèles et dévoués corps et âmes.
Comme dans un film de Martin Sorsese ou de Francis Ford Coppola, je ne me rappelle plus trop du nom, que j'ai vu il y a pas longtemps en blu-ray.

J'ai dit à Antoine : «tu laisses tomber le dossier des barrages. Comme pour la THT, c'est mort!.
Tu te focalises maintenant sur "twouitter" et "face de bouc
".»

«Il faut que j'y sois, çà craint trop question crédibilité.
Et puis à l'approche des élections législatives, ça peut servir.
Si tu ne veux pas perdre ton «job» comme dirait Barack Obama, tu t'y mets, et après tu m'expliques»
Il faudrait pas que lors d'une visite dans un collège (il en reste encore il me semble) dans l'avranchin ou le mortainais, qu'un ado me pose des questions la-dessus.
Ils sont capables de tout ces impertinents tout boutonneux et plutôt bien au fait des nouvelles technologies.
Cà me fait penser qu'il va falloir que je révise l'argumentaire du parti sur le vote de la loi ADOPI … (lire ici). On ne sait jamais.

C'est là qu'on voit les assistants parlementaires ça sert.
Il m'a créé les comptes demandés. Cela a plutôt de la gueule. Plutôt content du travail.
Seulement il faut maintenant des amis sur FB et des abonnés sur twitter.
Là c'est plus compliqué essaie de m'expliquer Antoine.
Je lui coupe la parole et lui dit tel quel : «pas de blabla, des résultats». Tiens cela pourrait être un slogan de campagne. Je note.
«Ecoute Tonio, il me faut du monde, je vais passer pour qui à Paris si je cause tout seul sur les réseaux sociaux».
«Tu te démerdes pour me trouver du monde!».
Pour le motiver, je l'ai commissionné pour tout nouveau ami et fallower.
Il me restera toujours de quoi survivre avec mes 15.000 € environ brut par mois (lire ici).

Pour faire la nique aux collègues et à Nadine, Tonio m'a ouvert un compte «google+», le réseau social de moteur de recherche "google".
Et là quand je vais retourner au Palais Bourbon (je ne sais quand), je vais retoquer mes collègues moqueurs «je parie que vous n'y êtes pas, bande de losers!» 

Enfin, si Antoine veut se payer une semaine de vacances au ski à Courchevel, aidez le.
Suivez moi sur twitter ou demandez-moi comme ami sur FB ou google+.
En retour, il vous enverra des cartes postales de la Savoie.

Pendant ce temps là,  moi je pourrais gazouiller avec Nadine ...


Ah au fait j'allais oublier le principal. Le lien vers mes comptes :
Allez je vous laisse et à très bientôt sur gwenaouel-houet.blogspot.com
et surtout n'oubliez pas le 10 juin 2012, votez pour moi!
votre dévoué Gwénaouël
Guénhaël Huet député de la Manche